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CHRONOBOTANISTES

Cours à destination des chronobotanistes

Les situations de stress sont aujourd’hui intégrées à notre mode de vie : elles font partie de notre vie moderne et de ses objectifs de compétitivité. D’ailleurs, on entend partout le mot stress. C’est symptomatique de notre époque. Tout le monde se dit stressé, ou est en phase de le devenir.C’est vrai que dans certains cas le stress peut être utile à l’organisme mais il faut qu’il soit correctement géré. Il en faut suffisamment mais pas trop. Il en faut plutôt sous forme de crises et non pas sous forme chronique. Malheureusement la forme la plus courante aujourd’hui est le stress chronique, et même pire il s’agit souvent de stress chronique subi. Un stress auquel on ne peut pas répondre et on va donc somatiser.

Lorsque le stress devient chronique les systèmes de défense, principalement les glandes endocriniennes (comme les médullosurrénales) et le cerveau vont épuiser notre organisme, créer un mal-être insidieux et destructeur.

Dès notre plus tendre enfance, nous sommes soumis au stress. Le stress, c’est la vie…

Petits, nous sommes ballottés de la nounou à l’appartement ou la maison, bousculés par les parents pour qu’ils puissent vivre leur vie stressante : embouteillages, travail, téléphone…

Et puis c’est le stress scolaire qui commence. Les relations sociales débutent, d’abord par une séparation d’avec le milieu familial… Il va falloir prendre de nouvelles habitudes, apprendre à vivre en collectivité… Stress de la maîtresse ou du maître, stress de la récréation, stress du carnet de notes… tous ces stress nous préparent à l’avenir et à la compétitivité sociale.

Les examens arrivent vite et avec eux les grosses périodes de stress des adolescents.

Puis devenu majeur, il faut trouver sa place dans la société, se battre pour faire valoir ses droits, se battre pour faire connaître et apprécier ses compétences, se battre pour monter dans la hiérarchie…

Mais il n’y a pas que le travail, il y a aussi la vie privée et son statut social : les vêtements, la voiture, les bijoux, la maison… Autant de signes de réussite et autant de soucis… Réussir sa vie privée, c’est surtout trouver l’âme sœur et apprendre à faire des concessions… Et puis il y a les enfants…

La boucle est bouclée et il y aura toujours des facteurs de stress !

Le stress et la vie vont ensemble. La vie, c’est une succession de joie et de tristesse, d’aventures avec des moments agréables et d’autres qui le sont moins. Et finalement réussir sa vie, c’est savoir gérer son stress. C’est savoir s’armer psychologiquement et physiologiquement pour que tout se passe au mieux.

Le but de cette formation consacrée à la gestion du stress est d’étudier ses mécanismes afin de découvrir et de savoir proposer les nombreuses solutions naturelles pour prévenir, lutter et ne pas se laisser déborder par le stress.

Stress : agression de l’organisme par un agent physique, psychique, émotionnel entraînant un déséquilibre qui doit être compensé par un travail d’adaptation. Cette agression ou « stress » peut être indifféremment d’origine traumatique, opératoire, infectieuse, antigénique, physique, chimique et même psychique.Le stress peut être l’agression mais peut être aussi la réaction à l’agression, la réaction de l’organisme à l’agression subie. Le stress est la réponse non spécifique que donne le corps à toute demande qui lui est faite (Hans Selye, Stress sans détresse, 1974, p. 29). Pour pouvoir en arriver à mieux contrôler le stress, il faut d’abord apprendre à reconnaître sa présence et par conséquent être sensible à soi-même et à son environnement (P.-R. Turcotte, Qualité de vie au travail: anti-stress et créativité, 1983, p. 159).

Le stress peut être l’agent qui agresse. Des circonstances aussi variées que l’exposition au froid, les traumatismes, les infections, la ménopause, les émotions, autant de stress mettant en branle le couple hypophyso-surrénal (Ravault, Vignon, Rhumatol., 1956, p. 14).

Le stress peut être la tension nerveuse, la contrainte de l’organisme face à un choc (événement soudain, traumatisme, sensation forte, bruit, surmenage). La combinaison et l’aggravation réciproque de toutes les nuisances urbaines provoque en permanence le « stress », cette tension nerveuse incessante, à la fois volonté de faire face à toutes ces agressions et peur de ne le pouvoir (Ph. Saint-Marc, Socialisation de la nature, 1971, p. 138).

Le stress peut aussi être l’état d’une personne soumise à cette tension : être victime du stress, lutter contre le stress.

Toute action, toute activité, toute perturbation est un stress. Le stress c’est la vie et la vie c’est le stress.

Il y a des stress positifs et des stress négatifs.

Le mot stress vient d’un mot latin qui signifie « serrer ». C’est un terme exprimant à la fois l’agression subie par l’organisme et la réaction de ce dernier.

En anglais stress signifie « force, contrainte, effort, tension » à rapprocher de « distresse » qui signifie « cause de peur ou d’angoisse, danger ».

Stress désigne ce qui agresse l’individu puis l’état de perturbation et de tension qui en résulte. Le terme a été répandu en France à partir de la description du Syndrome Général d’Adaptation par le médecin canadien d’origine autrichienne Hans Selye (A Syndrome produced by diverse nocuous agents in Nature, XXXII, 1936).

L’Académie des Sciences avait proposé de remplacer cet anglicisme par agression.

Le syndrome du stress (ou Syndrome Général d’Adaptation) décrit par Hans Selye est une pathologie qui a pour origine un certain nombre d’agressions qui provoquent au niveau neuro-endocrinien, une réponse toujours identique quel que soit l’agent stresseur.

Une action, une perturbation positive ou négative, quelle qu’elle soit, est un stress pour l’organisme. Et il doit réagir pour s’adapter. Et être prêt pour le choc suivant…

Tout est prévu dans notre organisme à condition qu’il soit bien « nourri » pour mettre en place cette réaction ou résistance adaptée. Et à condition que cette réaction ou résistance puisse se faire. On verra que dans le cas de stress chronique subi, la réaction n’est plus possible et la résistance s’effondre, nous avec…

Avant de donner des exemples de situations de stress, disons tout de suite que nous sommes équipés pour résister à des stress de crises, mais mal équipé pour les stress chroniques.C’est le syndrome du zèbre décrit par Robert Sapolski, éminent scientifique spécialiste du stress et auteur du livre « Pourquoi les zèbres ne font pas d’ulcères? ». L’idée est que le zèbre ne tombe pas malade : malgré le stress intense qu’il subit lorsqu’il se fait courser par un fauve, il se calme au plus vite et ne se perd pas en ruminations chroniques et anticipations anxieuses, contrairement à l’homme. (Et s’il n’échappe pas au tigre ou lion, il meurt…) Il vit une série de situations de stress ponctuelles qu’il ne transforme pas en stress chronique, seul véritable tueur…

Le stress n’est pas un concept psychologique mais un mécanisme physiologique. L’organisme le met en œuvre pour faire face à une difficulté. Cette difficulté, encore appelée agent stressant, exige de celui-ci qu’il s’adapte pour sa survie.

Dans le cas d’une menace extérieure, comme celle d’un prédateur dans le cas du zèbre, l’organisme de l’animal ajustera ses priorités internes, mobilisant toute son énergie pour la fuite, au détriment d’autres fonctions comme la digestion ou la reproduction, par exemple.

Chez l’homme, c’est exactement la même chose… sauf que c’est un être pensant ! Il est capable de se créer ses propres sources de stress, et de les maintenir psychologiquement dans la durée.

Par exemple, on cogite, on gamberge, on en surajoute face à une menace extérieure réelle. On y pense alors même qu’on n’y est pas directement confronté. On peut s’inventer de toutes pièces des sujets d’inquiétudes. Cela peut venir de notre passé ou de notre éducation ou de notre environnement familial anxieux… Dans cette forme de stress, c’est par un mécanisme purement personnel et inconnu des animaux dans leur milieu naturel, que nous participons à notre propre destruction de l’intérieur, lentement, mais sûrement.

Sapolski donne aussi l’exemple des babouins : la seule différence existant entre les babouins subalternes et les dominants, c’est que ces derniers ont peu de stress car ils ont peu de prédateurs. Les subalternes eux sont très stressés, car harcelés en permanence par les dominants ! Une situation que l’on peut retrouver dans notre société humaine…

Sapolski explique enfin que l’ulcère gastrique est dû au stress. Si c’est bien une bactérie qui en est responsable, ce n’est pas par hasard qu’elle devient pathogène. Elle est présente chez de très nombreux individus qui ne développent pas d’ulcères car leur système immunitaire les en protège. Seuls tombent malades ceux dont la protection interne est affaiblie, directement en raison du stress qui en limite l’activation et perturbe la cicatrisation. La bactérie prolifère, les micro-lésions ne cicatrisent pas, et l’ulcère s’installe durablement uniquement chez les stressés !

Hans Selye, le créateur de la notion de stress, reliait, il y a plus de cinquante ans, le stress et l’apparition des pathologies cardio-vasculaires. En fait aujourd’hui on sait que toutes les maladies en réalité sont liées au stress, et on a généralement tendance à l’oublier. Quelques exemples : rétrécissement des artères et hypertension, prise de poids, impact sur le cerveau, mort des neurones, diminution de leurs connexions et conséquences sur la mémoire et la concentration, vieillissement accéléré des chromosomes, implication dans les processus cancéreux…

Classiquement on décrit trois phases, trois étapes dans notre lutte face au stress :– la phase d’alarme,

– la phase de résistance,

– la phase d’épuisement.

 

Lors de la phase d’alarme, c’est l’adrénaline qui est sécrétée par notre organisme suite à un ordre donné par le cerveau (hypothalamus). Se mettent en place des réactions d’adaptation positives regroupent quelquefois sous l’appellation EUSTRESS AGRESSION. La personne déclenche alors une réaction adaptée, puis elle revient à son état normal de santé (stress qui trouve une solution, une réaction ou un dénouement positif : fuite, mariage, compétition… ).

L’adrénaline entraîne une libération de sucre à partir de nos réserves hépatiques : cela donnera de l’énergie. En même temps l’adrénaline va bloquer les dépenses énergétiques inutiles comme la digestion pour permettre de diriger tous ses efforts vers les muscles et le cerveau. Cela entraînera par exemple une vasodilatation périphérique. On est dans une réponse normale, celle du zèbre ! C’est tout le système nerveux orthosympathique médullosurrénale qui est mise en action pour une réponse rapide.

Si cette phase d’alarme se renouvelle régulièrement, l’organisme rentre dans la phase de résistance. Le relais est pris par le cortisol aidé par de nombreux neuromédiateurs comme la sérotonine, la dopamine, les endorphines, l’oxyde d’azote (NO) qui est un vasodilatateur, etc.

La phase de résistance va durer plus ou moins longtemps selon les individus. Cela dépend de leur capacité génétique à sécréter du cortisol mais surtout cela dépend de leur nutrition. En fonction de leurs réserves en micronutriments et nutriments actifs (magnésium, zinc, tyrosine, tryptophane, vitamine B6, vitamine B9, vitamine B12, vitamine C, acides gras polyinsaturés, cholestérol…), ils pourront entretenir plus ou moins longtemps cette phase de résistance. On estime qu’elle peut varier de quelques semaines à quelques mois.

Lorsque les capacités de résistance sont épuisées, on entre dans la phase d’épuisement.

Dans la phase d’épuisement, les possibilités de réaction n’existent plus. En temps normal, le corps a besoin pour fonctionner d’acides aminés, d’acides gras, de sucre, de vitamines, de minéraux… Or, en cas de stress prolongé, l’organisme puise dans les réserves et les épuise !

La personne déclenche alors une la scion inadapté ou même une absence de réaction. C’est ce que certains appellent le DISTRESS AGRESSION. Il y a désadaptation à l’agression. Et c’est là que les conséquences pathologiques apparaissent : fatigue, anxiété, angoisse, troubles du sommeil, baisse de la concentration, hypertension artérielle, problèmes digestifs, prise de poids, problèmes cutanés, terrain pré-diabétique, immunité affaiblie, problèmes dépressifs…

Il peut être intéressant de savoir identifier les causes du stress.Aujourd’hui, l’origine la plus fréquente se trouve dans notre lifestyle, nos habitudes de vie.

Voici à titre indicatif une liste non exhaustive de causes du stress :

Une vie trop trépidante, la personne est partagée entre son travail professionnel et sa vie personnelle.

Les catastrophes climatiques.

Les décès brusques (ou les chocs émotionnels forts ou non).

Les attentats (ou la peur des attentats).

Le journal de 20 heures (« Il est 20 heures, la France a peur ! »).

Le surmenage professionnel.

Le trajet entre le domicile et le travail.

La non-reconnaissance de certaines professions.

Les relations conflictuelles au travail.

Le manque de temps pour s’occuper de ses enfants.

L’emploi du temps débordé

La charge sociale (travail, associations, enfants, courses, mails, Facebook, invitations, sport, ménage, amis…)

Le sentiment d’insécurité

L’appréhension pour l’avenir de ses enfants.

La peur de mourir

La peur d’avoir un accident de voiture

La peur de perdre son travail

La peur d’être radarisé ou verbalisé

La peur d’être agressé

Les contrariétés

Les agaceries ou énervements

Le manque de repos et de sommeil

Une mauvaise alimentation

Les maladies psychiques (comme la dépression, l’anxiété, la crise d’ angoisse…)

Les problèmes sociaux (problèmes d’argent, dettes, solitude…)

Le décalage horaire

Le travail de nuit

La lumière artificielle

L’absence d’activité physique.

La dépendance à certains produits comme le café, l’alcool, le tabac…

Un événement (heureux ou malheureux).

Les problèmes administratifs.

Les infections.

Le cancer et les pathologies lourdes…

La pollution chimique.

La pollution électromagnétique.

Les questionnements psychologiques

Les regrets.

L’indécision.

La peur de l’échec.

Les pensées négatives.

Trouver un sens à sa vie.

Être perfectionniste

Le manque de détente.

La peur du lendemain.

Le manque de reconnaissance

Les messages publicitaires

L’excès d’informations…

Tout ceci contribue largement à nous stresser. Mais les causes sont quasiment infinies…

On voit bien que, quel que soit notre mode de vie, il est difficile d’échapper au stress aujourd’hui.

Par contre on reste maître au moins en partie, de la dose de stress accumulée et surtout de nos moyens de défense comme on verra.

Le pire des stress et le stress chronique auquel on ne peut pas répondre par une réaction physique ou organique simple. C’est le cas par exemple des enseignants face a une classe agressive qu’il retrouve tous les jours, pendant toute l’année, et contre laquelle ils ne peuvent ni réagir, ni avoir le soutien de leur hiérarchie… Ils épuisent rapidement leurs réserves de résistance car les réactions physiologiques normales sont contrariées et ils doivent mettre en place un système de résistance psychologique supplémentaire qui va les user. C’est ce qui explique le nombre de dépressions dans ces professions-là.

Le stress existe aussi dans les peuplades primitives non occidentalisées : il y prend une forme plus simple, moins psychologique, plus réactive (fuite, combat…) et finalement plus saine !

Lorsqu’on en arrive à la phase d’épuisement, la phase de désadaptation, bon nombre de pathologies pourront être initiées et/ou aggravées.Des désynchronisations organiques apparaissent par déficiences ou carences en nutriments essentiels.

Extérieurement on reconnaît un individu stressé à son comportement.

Il devient agressif, il a des crises d’angoisse, des problèmes de concentration, il dort mal.

Des problèmes digestifs apparaissent : crises de diarrhée (certains stressés vont plus de 10 fois par jour à la selle), syndrome de l’intestin irritable, vessie instable, prise de poids… Ces problèmes digestifs sont liés à une hyperperméabilité intestinale (porosité intestinale) due aux stress répétés générateurs d’ischémie-reperfusions dramatiques. Le microbiote est altéré : dysbiose. Il sera capital de protéger et de réparer l’intégrité intestinale en accompagnement de toute prise en charge de la gestion du stress.

Les problèmes sexuels (impuissance, éjaculation précoce, anorgasmie, frigidité…) vont en empirant.

Des palpitations cardiaques ou des problèmes de tension artérielle, des vertiges peuvent apparaître.

Des maladies neuro-fonctionnelles explosent : comme la fibromyalgie, l’endométriose, les troubles de l’attention, la fatigue chronique, l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques…

Bien sûr on note une baisse de l’immunité, une fatigue chronique, des problèmes cutanés…

Et les problèmes métaboliques s’enchaînent : pré-diabète, troubles lipidiques, syndrome métabolique, problèmes cardiovasculaires… et cela peut se terminer par un problème de dégénérescence (Alzheimer) ou de cancer.

Le stress réduit la taille de nos chromosomes : ce qui veut dire qu’il accélère notre vieillissement et réduit notre espérance de vie. Une alimentation chronobiologique naturelle associée à une activité physique modérée peut limiter ce phénomène.

En résumé, on peut dire que les dégâts provoqués par le stress se répercutent à tous les niveaux. Il cause des problèmes métaboliques à l’origine de l’épuisement, il cause des problèmes organiques (les carences en nutriments affaiblissent certains organes) et des problèmes psychiques, la dépression. Gérer le stress grâce à une adaptation efficace de l’organisme est la seule possibilité pour minorer ses effets délétères sur la santé.

Pour reconnaître une personne en état de stress il faut être à l’écoute de son corps.Tout stress déclenche des réactions hormonales. Les signes d’alerte nous préviennent que nous rentrons dans une zone dangereuse pour notre santé et que cela peut dégénérer en maladie grave.

Quelles sont ces signes d’alerte ?

Cela peut commencer par un mal de tête tout simple, puis des migraines à répétition, un mal de ventre, une douleur au plexus solaire, une perte d’appétit, une variation poids (en plus ou moins), l’envie d’aliments sucrés, l’envie de fumer (ou de se droguer…), de la déprime passagère, un dégoût grandissant des choses du quotidien, des problèmes de sommeil (difficultés d’endormissement, réveil en pleine nuit…), une hypersensibilité à fleur de peau (les larmes aux yeux facilement…), etc.

Il est impératif de repérer tous ces petits signes et de conseiller une modification du rythme de vie. L’introduction de techniques de relaxation est à favoriser rapidement (hypnose, massages, méditations, musique de relaxation, réflexologie, relaxations, travail respiratoire, sophrologie, yoga, shiatsu, cohérence cardiaque…).

Conseiller du repos, de partir en vacances et, dans les cas plus graves, d’arrêter le travail peut s’imposer.

Un hyper-stress c’est un stress continu. Et dans un stress continu la sécrétion de cortisol est très importante tout au long de la journée, voire une partie de la nuit. Par exemple si l’on fait des cauchemars invraisemblables pendant la nuit, on se retrouve le lendemain matin avec une capacité de synthèse du cortisol très diminuée.Il y a épuisement.

On aura une sorte de plateau de cortisolémie toute la journée. Si cet hyper-stress devient chronique et dure des jours et des jours, des semaines et des semaines, ce plateau va diminuer jusqu’à zéro et là alors on a un burn-out.

Si on a une sécrétion de cortisol en continu, on va utiliser et user notre cholestérol, on n’aura plus assez de cholestérol comme précurseur, on aura non plus suffisamment des autres cofacteurs de synthèse comme la vitamine C. Il va manquer des éléments : on les aura épuisés.

Le plateau de sécrétion se rapproche de zéro, il n’y aura plus les variations au cours de la journée (les quatre grands pics). Il n’y aura plus les mêmes sensations. Lorsqu’on est à l’épuisement on dort. On dort le jour et si ça se trouve on n’arrive pas à dormir la nuit puisqu’on a désynchronisé tous nos rythmes.

C’est ce que l’on voit chez par exemple ceux qui ne supportent pas d’être au chômage. Au début ils sont hyperactifs et cherchent partout. Puis au bout de quelques temps, s’ils ne trouvent pas un emploi, ils craquent…

C’est ce que l’on voit par exemple chez le chef d’entreprise : le même phénomène de stress répété et qui use.

C’est ce que l’on voit par exemple chez l’enseignant qui ne peut répondre au stress quotidien induit par le comportement de ses élèves.

C’est ce que l’on voit par exemple chez le champion sportif qui à force d’être sur-stimulé ne dort plus puis s’écroule le jour de la compétition.

Ce sont tous des exemples de dépression type burn-out avec hyper-stress, stress chronique, stress contrarié… Les réserves de cortisol sont épuisées…

Comment s’en sortir ?

Il faut commencer par soigner l’origine du trouble pathologique. Si on est face à une personne hyper stressée, on doit d’abord s’occuper de son hyper-stress. Il faut mettre en place des techniques de relaxation (yoga, psychologie… psychothérapie quelconque…).

Comment devient-on brutalement hyper-stressé ? Prenons l’exemple de l’argent. Si on a plus de moyens financiers, que se passe-t-il ? Il y a plein de gens qui vivent en Papouasie sans le moindre euro : ce n’est pas ça qui les stresse, ils sont heureux comme tout !

Donc, il faut trouver pourquoi on est stressé et en même temps ne faut pas oublier qu’à partir du moment où on est stressé on va avoir besoin de plus de cholestérol. Puisqu’on aura une synthèse du cortisol qui va durer : en plateau ! Il faut donc amener dans la nutrition les éléments soit de la synthèse du cholestérol, soit prendre du cholestérol lui-même. De manière à éviter l’épuisement. Il faut apporter ce qu’il faut.

Donc les personnes stressées doivent prendre du cholestérol. Mais pas à n’importe quel moment de la journée ! Au moment où on va avoir la synthèse du cholestérol.

(Si je suis médecin en burn-out, je peux essayer de réintroduire, de réinduire mon rythme : je prends un corticoïde un matin, voire deux, et c’est tout. Je fais reproduire d’une certaine façon mon cycle en recréant un pic matinal artificiel. Ce qui est étonnant, c’est que si je relance le cycle, il se remet en place. Naturellement. Pas besoin de faire des traitements avec du cortisol pendant 3 semaines : un jour ou deux suffisent !)

L’alimentation et plus particulièrement la qualité des nutriments (macro et micro nutriments) joue un rôle essentiel non seulement pour lutter contre le stress, mais aussi, pour répondre à un facteur de stress.Lutter contre le stress par l’alimentation et la qualité des nutriments, c’est avoir une action naturopathique de prévention. Nous allons l’étudier en détail.

Auparavant abordons l’aspect négatif de l’alimentation : aspect négatif car dans ce cas l’alimentation est utilisée comme réconfort face au stress. Certaines personnes se trouvant devant un stress insurmontable compensent ou essaient plutôt de compenser car l’effet est de courte durée et s’avère dévastateur, en dévorant à tout va. Ainsi, certaines formes d’obésité sont liées au stress.

Tout cela vient d’un réflexe traditionnel inculqué dès le plus jeune âge : qui n’a jamais dit à un enfant qui, par exemple, vient de se faire mal : « Viens, je vais te donner un bonbon (ou un gâteau, ou un cadeau quel qu’il soit) et tu n’auras plus mal ! ».

En faisant ça systématiquement après chaque chute ou mauvaise nouvelle, l’enfant reproduira, une fois devenu adulte, cette façon de faire. Et à la moindre contrariété, ira chez le pâtissier ou foncera sur une barre sucrée… Il n’y a qu’à voir le succès commercial des uns et des autres : on peut juger de l’état du stress dans une ville à son nombre de pâtisseries ou à la longueur des rayons de barres chocolatées dans ses supermarchés… Le pain, aliment sucré, devient comme l’alcool une source de réconfort… Mais ce peut être aussi un vêtement, une montre, des chaussures…

Une autre façon de répondre au stress pour diminuer son anxiété ou les émotions négatives en retour, c’est d’exprimer son mécontentement de façon violente ou agressive. Tout le monde connaît des gens coléreux qui à la moindre contrariété peut même devenir violents.

Dans les deux cas (nourriture ou agressivité), le principe est bon mais la forme est exagérée. Dans le premier cas cela conduit rapidement à l’obésité et aux maladies métaboliques, dans le second cas cela conduit à rendre asocial.

Les personnes qui en arrivent à ces extrémités réagissent de façon exagérée au stress : elles ne savent pas le maîtriser, elles ne peuvent pas le maîtriser.

Ces personnes sont les premières victimes du stress et de l’absence de sa prévention par des nutriments adaptés. Ces comportements sont souvent aggravés par le passé de la personne, son éducation, et quelquefois sa sensibilité génétique.

Il est nécessaire de compenser un stress mais il ne faut pas que cela dépasse certaines limites. Dans les cas difficiles, il faut avoir recours à un psychothérapeute pour aider la personne à gérer ses problèmes.

D’autres moyens existent, valables pour tous : il faut aider en cultivant la pensée positive chaque jour. Et surtout il faut aider en reprenant à zéro son alimentation.

Commençons par la pensée positive.

Émile Coué est un pharmacien de Troyes qui développa une « méthode » au début du XXe siècle. Ayant pris rapidement conscience de l’influence qu’un pharmacien peut avoir sur la guérison de ses clients, qui développa la méthode Coué basée sur le principe d’autosuggestion. Sa méthode est devenue une référence mondiale en matière de suggestion et autosuggestion.Emile Coué est le père du coaching moderne : sa façon de prévenir les problèmes de santé et de se soigner est gratuite et à la portée de tous.

Quel est son principe ?

Notre subconscient est le siège de notre état physique et mental, et c’est par notre imagination que l’on peut agir sur celui-ci. Lorsque l’on imagine que l’on va réussir quelque chose, on le réussit !

Pourquoi ?

Parce que l’on a programmé en nous l’image de la réussite !

De même, avec le stress, il faut apprendre à réagir face à une situation stressante en visualisant l’image positive et en cultivant la pensée et la réaction positives.

Comment ça marche ?

Il suffit de répéter 3 fois par jour, 10 fois de suite, à voix haute, une phrase !

On commence par définir son projet en imaginant, en prévoyant le but que l’on veut atteindre. Cela permet de préciser son objectif.

Dans un moment de calme et de détente on va parler à haute voix et répéter plusieurs fois de suite (10 fois de suite et trois fois par jour selon Émile Coué) une phrase de ce type : « Tous les jours et à tous points de vue, je vais de mieux en mieux. ». Ou : « Ma … s’améliore de jour en jour », « C’est facile et je peux … », « Je suis de plus en plus … »

Comme le dit Émile Coué « Chacune de nos pensées, bonnes ou mauvaises, se concrétise, se matérialise, devient en un mot une réalité dans le domaine de la possibilité ».

Il ne faut pas attendre d’avoir un problème pour pratiquer cette méthode très simple, il faut faire quotidiennement l’exercice, et même pour un résultat optimal, tout au long de sa vie. Dans le cas du stress, ces exercices sont extrêmement bénéfiques, que ce soit en prévention ou en période de grand stress. Cette méthode fort utile et très facile a été décriée notamment en France, mais elle a fait le tour du monde avec succès.

Attention, il faut que ce soit une pensée positive sinon l’échec est assuré !

Cette méthode est à rapprocher des thérapies par le rire ou par la musique, par le chant…

C’est à rapprocher aussi de toutes les expériences montrant la force de notre pensée sur nous-mêmes et sur tout ce qui vit. Plus on est positif, que ce soit par la pensée ou l’action, mieux les choses vont : c’est un cercle vertueux !

Le stress n’est pas simplement un événement intervenant sur un organisme.Il agit dans un cadre général impliquant un environnement et un organisme.

Dans le stress chronique de répétition ce peut être la pensée qui, seule, nous conduit au stress.

Par exemple, la peur de rater son bus quotidien et de se retrouver en retard.

Notre pensée doit systématiquement positiver : ce stress n’est pas nécessaire : « Oui, je me suis levé à l’heure, oui, j’aurai mon bus ! »
Sinon, envisager à l’avance les conséquences négatives, c’est se faire du mal pour rien.

De même, notre pensée, face à l’imprévisible, doit être positive.

Le bus a eu une panne et n’arrive pas. Que penser ? Que faire ?

« Je suis dans la m… ! » et trépigner sur place ?
Ou « Bon, je vais téléphoner au bureau ! » et prendre un taxi ?

S’énerver, crier, jurer et créer du négatif ne résout rien : au contraire, ça aggrave ! Ça aggrave notre situation et notre santé !

Notre prévention stress c’est dédramatiser, raisonner et penser positif, viser le calme et la sérénité !

Un taxi arrive mais il est pris d’assaut et vous vous retrouvez à vous battre pour y pénétrer.

Vous êtes révolté et risquez de tomber dans le piège en envenimant la situation.

Evitez le stress en rejetant la colère que vous sentez monter. Cherchez plutôt à transformer la situation en trouvant une solution : appel à un second taxi, accord entre le chauffeur et vous, discussion avec les autres passagers pour définir des priorités…

C’est la vie et il faut savoir prendre du recul, se calmer tout en exprimant de façon ferme son opinion. Aller au choc et au combat ne doit être qu’une extrémité face à une situation bloquée.
Calculez si l’énergie que vous aller investir dans le combat va être rentable en termes de gain de temps ou amélioration de votre santé !

Notre société nous propose de plus en plus de situations de vie susceptibles de dégénérer en conflits. Normalement le « cahier des charges » d’une société est fait pour canaliser ça par l’éducation et la culture : savoir-vivre, respect… Face à des personnes incultes et non éduqués comment se comporter ? La logique anti-stress serait : d’abord de leur faire comprendre ces règles, et, si refus, de ne pas céder car vous auriez alors à faire face à un stress contrarié très toxique pour votre santé.

Ce type de stress contrarié est celui que l’on retrouve par exemple aujourd’hui chez les enseignants. Ils sont l’objet de comportements de plus en plus déplacés de la part de leurs élèves et, concomitamment, leur hiérarchie leur demande de ne pas y répondre. Ils font face à un stress contrarié chronique qui explique certainement les proportions alarmantes de maladies nerveuses et cancéreuses auxquelles leurs professions paient chaque année un lourd tribut qui ne va qu’en augmentant.

Ils subissent finalement un stress énorme mettant en jeu leur survie.

Fidèle à notre credo : « rester calme et essayer de trouver le positif de la situation », que pouvons-nous leur proposer ? L’idéal est une assistance psychologique. Elle débutera avec des gestionnaires de l’émotion (Bio-infusions, Fleurs de Bach, huiles essentielles, phyto extraits…), des soutiens fonctionnels (précurseurs des neuromédiateurs, compléments alimentaires…), une gestion de leur défense organique (nutrition chronobotanique), une prise en charge (sophrologue, psychologue…). Tout ça pour éviter la médicalisation classique (et son cortège d’effets secondaires ou de dépendances…).

Il faut à tout prix empêcher l’arrivée d’idées suicidaires. Pour les éviter il faut être encore capable d’énergies intellectuelle et vitales pour générer des solutions. Car il y a toujours des solutions !

Changer son regard sur l’événement qui se produit permet de mieux gérer son stress, en passant du stress négatif à la visualisation positive.

C’est le principe de la méthode Coué. C’est le principe de l’assistance psychologique.
Et jusqu’à maintenant on n’a pas trouvé mieux !

Candide (de Voltaire) qualifiait l’optimisme de « rage à soutenir que tout est bien quand on est mal ».La pensée positive ce n’est pas cela. C’est plutôt l’enthousiasme à trouver une solution. L’enthousiasme c’est un état plus bref, plus réfléchi, plus conscient que l’optimisme. Un optimiste peut être égoïste. Un enthousiaste génère un élan.

Dans L’Eloge de la fuite, Henri Laborit nous invite à nous voir comme des êtres vivant « pour vivre… » Faisons appel à lui, il a une certaine expérience !

Initialement chirurgien, Henri LABORIT (1914 – 1995) s’oriente vers la recherche scientifique. On lui doit la découverte de plusieurs psychotropes – dont le premier neuroleptique, la chlorpromazine-, et diverses techniques d’anesthésie. Mais c’est sa passion de la biologie des comportements qui nous intéresse aujourd’hui. Pour lui une structure humaine est toujours plus que la simple somme des éléments qui la composent : notre système nerveux (largement non conscient et automatique) nous contraint à notre seule subjectivité.

Son éclairage doit nous apporter des réflexions et nous guider dans la gestion du stress. Ecoutons son enseignement. Cela nous ouvrira les yeux sur la façon d’échapper ou, au moins, de contrôler notre niveau se stress.

Définissant notre physiologie du comportement à l’aune de ses découvertes, il conclut que nous ne vivons que pour vivre, nous ne vivons que pour répondre aux pulsions de notre cerveau : le reptilien (boire, manger, copuler…), le limbique (apprentissage, mémoire), le cognitif (imaginaire). Notre comportement vis-à-vis des « autres » ne devient qu’une recherche de dominance.

Pour « rester normal par rapport à soi-même », H. Laborit énonce 4 cas de figure : premièrement, soit l’action gratifiante est possible (et tout va bien : pas de stress ou stress positif), soit elle ne l’est pas et il propose 3 cas : fuite, lutte ou soumission. Il s’agit d’adapter notre comportement pour minimiser notre stress.

La lutte aboutit soit à la disparition/destruction par le dominant, soit à une réinsertion dans un nouveau système de dominance.

La fuite (drogues, psychose, suicide-dans l’imaginaire notamment l’art, la recherche scientifique…)

La soumission qui met en jeu le système d’inhibition de l’action endocrinosympathique qui va donner naissance à l’angoisse et aux affections psychosomatiques (HTA, dépression, troubles du sommeil, de l’immunité (infections, cancers…).

Nous sommes dirigés par notre inconscient dit H. Laborit. Que l’on y croit ou pas, ses analyses inférantes à sa définition du comportement humain méritent d’être présentées.
Il met l’accent sur notre totale absence de liberté liée au fait que notre inconscient nous dirige toujours dans le sens de la dominance (et que nous refusons d’en prendre conscience…)

En ce sens, H.Laborit n’est pas un optimiste mais un enthousiaste conscient.

Et la meilleure parade contre le stress reste une réponse enthousiaste et consciente !

Pour H.Laborit le langage n’est qu’une interprétation logique et donc une rationalisation des faits de conscience qui sont eux la conséquence des pulsions et acquis culturels inconscients. Le discours justifie ainsi les hiérarchies de dominance. Seul le rêve est une libération de l’inconscient.A quelle action aboutissent les processus vivants ?

LE SENS DE LA VIE serait de mettre en commun les capacités des hommes pour augmenter leur niveau d’information et arriver, in fine, au « signifié » de la vie : découvrir le déterminisme cosmique de notre présence ici-bas.

La violence qui s’ignore ou se croit justifiée est contraire à l’évolution de l’espèce : il faut la combattre et pardonner aux inconscients qui la génèrent

L’AMOUR est un mot dangereux car il sert à couvrir toutes les atrocités humaines : l’Amour de la Justice, de la Patrie, de Dieu, conduit au prosélytisme guerrier, à l’inquisition, aux massacres, aux tortures…

L’amour entre deux êtres humains nait du renforcement de l’action gratifiante, autorisée par l’autre dans notre espace opérationnel. Un refus de ce renforcement ou son caractère partiel (infidélité) blesse l’image idéale que l’on se fait de soi, notre narcissisme, et initie soit la dépression, soit l’agressivité, soit le dénigrement de l’être aimé.

Pour que l’amour soit heureux, il faut admettre sa part imaginaire, créatrice, culturelle, et surtout ne pas vouloir la calquer sur l’être réel sous peine de déception…
Le vrai amour devrait être inconditionnel, mais il est alors souvent taxé d’indifférence.

Dans l’amour au sens large (l’altruisme), il n’y a rien de remarquable mais uniquement une satisfaction de nos pulsions.

La source profonde de notre angoisse existentielle est notre solitude ontologique et la certitude de notre fin programmée.La pensée nous a fait oublier le caractère indispensable de l’action. L’action empêchée génère de l’angoisse.

Quelles sont les raisons de l’empêchement de l’action ? Un conflit entre les pulsions et les interdits socio culturels, un déficit (ou une surabondance – exemple d’internet) informationnel sur l’avenir, une imagination anticipatrice négative.

Un enfant a besoin, pour être humain, de se frotter au contact des autres, à l’intérieur de groupes (famille, etc.) et par compétition dans une recherche de gratification.

Un humain n’existe que par la vue qu’en ont les autres : il ne s’appartient pas. Lors d’un décès on pleure sur une partie de nous qui s’en va.

Un humain doit transmettre (au mieux en ajoutant son message personnel).

La vraie famille de l’homme ce sont ses idées, véhiculées de génération en génération par les systèmes nerveux qui se succèdent.

LA LIBERTÉ n’existe pas : nous évoluons pour la sauvegarde de notre organisme. Au pire ou au mieux, nous en sommes inconscients. Etant tous au même point, nous devons nous tolérer.

L’angoisse existentielle peut appeler la foi La foi est mieux que la science car elle donne un sens à la vie. La foi calme une révolte et guérit l’angoisse congénitale de l’homme. Son défaut est de pouvoir être manipulable (politiquement et religieusement).

Antichambre éphémère du bonheur, le PLAISIR est recherché par tous.Toute action humaine recherche le plaisir (le suicide, qui supprime la douleur, aussi !).

LE BONHEUR est un état dynamique : une spirale du plaisir et de la satisfaction en continu.

L’un appelle l’autre. C’est une construction qui doit être entretenue, facilitée, aidée. Lui faire obstacle, l’inhiber va générer un stress incontrôlable : une maladie à notre échelle, une explosion de violence à l’échelle d’un peuple (révolte, terrorisme…).

Pour éviter ces débordements, la culture est une soupape pour les dominés : l’art est une fuite car il n’obéit à aucune échelle de valeur ou de jugement. Sauf si l’art devient une marchandise…

LE TRAVAIL devrait nous permettre de gérer notre intégration dans le monde. Il n’est devenu qu’un moyen de l’auto-détruire… Il ne laisse plus le temps ni à la réflexion, ni à l’apprentissage. Il n’est devenu qu’une fin en soi : travailler pour travailler, produire pour produire…

L’humain ne travaille plus pour l’l’humain mais pour d’autres humains. Le bénéfice pour l’espèce est faible !

Comment s’en sortir ? L’utopie n’est pas dangereuse, c’est le dogmatisme utilisé pour maintenir dans l’erreur une dominance qui est dangereux.

Pour conclure, H.Laborit préconise de prendre conscience des déterminismes en ayant connaissance des mécanismes pour imaginer la survie de notre espèce.

Quelle excellente définition de la gestion du stress !

Le stress aigu passe par le système nerveux orthosympathique.Ce système orthosympathique permet d’adapter la réponse face à une situation stressante.

Le stress est un ensemble d’éléments (anxiété, angoisse, les troubles du sommeil, la baisse de la concentration, l’hypertension artérielle, les problèmes digestifs… ).

Il se manifeste par 3 phases : la phase d’alarme, la phase d’adaptation ou de résistance, la phase d’épuisement.

La phase d’alarme correspond à la phase d’agression, c’est l’hypothalamus qui réagit. Il a deux solutions, si c’est un stress aigu, le système nerveux orthosympathique va gérer le problème. Si c’est un stress chronique, c’est l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénal qui va tenter de régler le problème.

La phase d’adaptation ou de résistance arrive après 6 mois de stress consécutifs. Selon la durée, l’intensité du problème, sa gestion (prise en charge nutritionnelle, psychologique…) et selon la réserve en micronutriments, elle va basculer en phase d’épuisement.

La phase d’épuisement va conduire au burn-out par épuisement des moyens de réponse (psy, manque de minéraux, de vitamines…).

Le stress chronique fait baisser le système immunitaire, c’est pourquoi il est important de bien remonter les défenses immunitaires en cas de stress important.

Un stress bien géré doit déclencher une réaction adaptée, puis un retour à l’état normal de santé.

Un stress mal géré conduit à un état de santé perturbé (dû ou amplifié par à des déficits ou carences par exemple) : c’est une réponse inadaptée.

Le stress qui était à l’origine perçu d’abord comme une pression, une contrainte, un surmenage, est devenu la réponse de l’organisme aux facteurs d’agression physiologiques et psychologiques ainsi qu’aux émotions qui nécessitent une adaptation.Le stress ne peut être considéré seulement comme un événement isolé intervenant sur un organisme : c’est aussi et en même temps un processus psychosomatique.

Le stress positif est plutôt actif (participation de l’individu), le stress négatif est plutôt subi (c’est le plus dangereux pour la santé).

Types de stress négatifs : les agressions (attaque, abus, abus sexuel…), les pertes (perte, divorce, deuil, avortement, exil…), les catastrophes et désastres naturels (accident de transport (voiture, avion, train), tremblement de terre, ouragan et dommages associés…), les expériences de la vie (chagrin, tracas, humiliation, maladie, traumatisme, blessure, post-trauma…), les opérations chirurgicales et affections somatiques (hystérectomie, prostatectomie, cancer du sein…).

Tous les âges sont concernés : enfance, âge scolaire, pré adolescence, adolescence, âge moyen, ménopause, vieillesse, fin de vie.

Certaines situations de vie sont aggravantes : la précarité (stress économique, travail, emploi, sans abri, pauvreté, chômage, dépendance, adversité, privation, détresse, démoralisation…), l’épuisement (personnel soignant, entourage d’un malade…), l’isolement social (absence d’aide, solitude, séparation, incarcération…), des états transitoires (grossesse, post partum, convalescence…).

Un exemple de stress négatif porté à son comble : la torture qui réunit à la fois la précarité, l’épuisement, l’isolement social, la douleur et la peur…

Comment le stress est associé par exemple à une altération immunitaire ?

Tout stress entraîne une réaction. Le niveau de réaction de l’organisme dépend du type de stress, de sa durée, son intensité mais aussi des facteurs individuels et du contexte social dans lequel il est vécu.

Les premières réactions au stress sont de type affectif : anxiété, hostilité, colère, violence, alexithymie, dysphorie, anhédonie, tristesse, perte d’espoir, démoralisation, détresse…

Elles entraînent secondairement des troubles psychologiques et psychiatriques : fatigue chronique, syndrome d’épuisement, neurasthénie, dépressivité, dysthymie, dépression sub clinique, dépression, cyclothymie, troubles bipolaires, maniaco-dépressive, manie, dépression majeure, idée de suicide, pensées intrusives, insomnie et troubles du sommeil, dissociation, alcoolisme, boulimie, PTSD (troubles liés au stress post-traumatique)…

Et les troubles somatiques (déclenchement ou évolution) apparaissent : fatigue intense, céphalée, asthme, arthrite rhumatoïde, eczéma, diabète, lupus, ulcère duodénal, stérilité, sida, cancer (sein, mélanome), fibrome, maladie cardiovasculaire, migraine, épilepsie, Parkinson, maladies neuro-fonctionnelles…

Dans tous les cas, il y a atteinte du microbiote. Cette atteinte peut intervenir dès les premières réactions. Elle peut accélérer la gravité ou l’importance des réactions. Il faudra y penser lors de la prise en charge.Cortisol, l’hormone du stress, et les catécholamines (adrénaline, noradrénaline et dopamine) sont bouleversés dans leurs sécrétions. C’est ainsi que le système immunitaire est atteint.
Une susceptibilité accrue à la maladie apparaît avec des changements dans l’état de santé. Les troubles du sommeil, la réduction de l’exercice, l’alimentation, l’abus d’alcool ou d’autres drogues accélèrent la spirale infernale. Spirale qui peut s’autogénérer par les troubles de santé qui, eux-mêmes, peuvent être générateurs de stress…

Le vécu personnel est à prendre en compte : des faits antérieurs peuvent ajouter ou amplifier consciemment ou non les dégâts… Et dépasser ainsi toute possibilité individuelle de guérison alors que la physiologie semble apte à y faire face.

Le stress n’est jamais un seul et unique facteur : c’est un cumul d’évènements. La durée est également importante : de la durée dépendent des différences au niveau des réponses neuroendocrinienne : catécholamines, cortisol, prolactine, hormone de croissance…

Un stress court n’aura pas d’effet majeur autre que ponctuel (et c’est son rôle, on est fait pour les stress courts) au niveau de la sécrétion de cortisol alors que ce sera le cas pour un stress de durée moyenne ou longue.

Un stress à long terme peut produire moins d’altérations immunitaires ou des altérations différentes qu’un stress à moyen terme.

Un stress « oublié » peut être réveillé par un stimulus psychologique (exemple : un deuil peut être rappelé par une photo ou un anniversaire…).

Stress aigu : durée inférieure à une heure. C’est le stress du zèbre qui fuit devant le prédateur. C’est le stress qui réagit à la cortisone. C’est le stress pour lequel notre organisme est conçu : à condition qu’il ne se répète pas trop souvent !

Stress à court terme : il dure entre plusieurs jours et un mois, comme un examen scolaire, un déménagement… Ce stress nécessite une aide psychologique et nutritionnelle simple.

Stress à long terme : il dure plus d’un mois (deuil, divorce, chômage, soin à des personnes atteintes de façon chronique comme la démence ou la schizophrénie…). Mal maîtrisé, ce stress conduit au burn-out. Mais aussi aux troubles de santé les plus graves. Il nécessite une prise en charge nutritionnelle et psychologique suivie.

Certains stress initient des modifications des comportementales (dans les habitudes de vie telles qu’alimentation, dépendances, temps d’éveil…) qui vont-elles-mêmes intervenir sur le système immunitaire par désynchronisation des rythmes biologiques.

Le stress subi est tragique pour l’organisme quand l’individu s’aperçoit qu’il n’y a pas d’exutoire, pas d’issue où son émotion pourrait se décharger, pas d’action possible, pas d’expression à partager… Il se trouve face à une négation de sa personnalité et de son existence et met en place une sorte de système d’autodestruction.

Il a été prouvé que les stress aigus ne sont pas associés avec un risque accru de développement de rhumes, mais que les stress chroniques (chômage ou sous-emploi, difficultés interpersonnelles avec les amis ou la famille) le sont.

Les réponses immunitaires aux vaccinations par exemple varient selon l’état de stress de la personne. Ce n’est jamais pris en compte…

Les mères stressées fabriquent moins d’anticorps et leurs bébés sont plus souvent malades !

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