Les besoins nutritionnels de l’enfant sont différents de ceux de l’adulte. Même lorsqu’une alimentation physiologique est respectée, il est possible d’apporter en plus des vitamines et minéraux afin de contribuer à faciliter le bon fonctionnement de l’organisme dans des périodes de stress et de fatigue comme la rentrée.

La vitamine C, réputée pour son fort pouvoir antioxydant, joue un rôle important dans les défenses immunitaires et la lutte contre la fatigue. L’administration concomitante de vitamine B6 et de magnésium assure l’équilibre nerveux notamment pour retrouver le rythme du sommeil et la relaxation musculaire.

Comme chez l’adulte, la vitamine D3 à petite dose de façon quotidienne peut être ajoutée pour la croissance de l’enfant et son probable intérêt immunostimulant. Afin d’optimiser cet apport de vitamines et minéraux, des extraits végétaux et des probiotiques pourront être associés. Ainsi que des bio-infusions.

Le fer ou plutôt son déficit peut être à l’origine d’une fatigue chez les enfants comme les adultes.

Le fer est un oligo-élément indispensable au transport de l’oxygène par l’hémoglobine, et à sa mise en réserve par la myoglobine. Le fer se présente soit sous forme héminique (animal) soit non héminique (végétal). Son absorption intestinale est relativement limitée, très faible pour les végétaux, meilleure mais médiocre pour les produits animaux, et celle-ci est favorisée par la vitamine C mais peut être diminuée par l’administration concomitante de tanins et de fibres.

Les besoins en fer sont plus importants chez la femme enceinte et chez le sportif : c’est normal car ils travaillent pour deux !
Des risques de surdosage peuvent se produire si on souffre sans le savoir d’une hémochromatose, caractérisée par une surcharge en fer (elle touche 1 français sur 300). Cet excès est à l’origine de surproduction de radicaux libres, provoquant un dysfonctionnement mitochondrial, source de troubles cardiovasculaires et hépatiques.

Malgré un risque faible de surdosage, un interrogatoire mené par un conseiller de santé accompagné si besoin d’un dosage de la ferritinémie peut s’avérer souhaitable si l’administration de fer est supérieure à un mois.

Penser aussi aux probiotiques pour faciliter le passage intestinal, à la vitamine B12 (chez les végans)…

Penser aussi aux problèmes thyroïdiens ou hépatiques… Et aux problèmes nerveux (dépression…) qui sont souvent en lien avec une carence en fer.

On estime en moyenne qu’un tiers seulement du magnésium alimentaire est absorbé par l’intestin. Les vitamines B6 et D facilitent son assimilation. Pour être intégré dans l’organisme, le magnésium peut interagir avec d’autres minéraux, en particulier le calcium. Les médecins soignent par exemple les crises de spasmophilie avec du magnésium qui facilite l’assimilation du calcium. L’un va avec l’autre et c’est également le cas, dans une moindre mesure, du potassium, du sodium ou du zinc.

Le magnésium marin est très concentré mais son absorption dépend du moment de prise : à jeun il est irritant (laxatif) et peu assimilé ; pendant un repas, il va former des sels organiques de magnésium avec les aliments et être bien mieux absorbé et toléré. Le citrate de magnésium est alcalinisant, bien toléré mais libère peu de magnésium. Le bisglycinate de magnésium (comme le glycérophosphate) est très bien toléré mais sa biodisponibilité est variable.

Certains compléments alimentaires proposent une association sel de magnésium-taurine qui augmenterait la pénétration intracellulaire.
Attention : la prise d’acide phosphorique en même temps que le magnésium le rend insoluble (phosphate de magnésium) et non-absorbable. Vous ne prenez jamais d’acide phosphorique direz-vous ? D’accord, mais vérifiez la composition de vos sodas préférés (ou ceux de vos enfants)… Prendre un repas avec une de ces boissons vous prive de la totalité du magnésium disponible !

Alors, comment booster ses défenses immunitaires et combattre sa fatigue ?

Pour répondre à cette question il faut d’abord évaluer son alimentation : est-elle physiologique et suffisante ? Tous les macronutriments sont-ils présents ? En qualité, quantité et moment de prise adéquats comme dans la chronobotanique ?

Si non, une micronutrition sera peu efficace car elle manquera de matière pour exercer son activité stimulante.

Si oui, un accompagnement micronutritionnel aura réellement un effet booster.

Pour les défenses immunitaires, commencer par des probiotiques (varier les souches à chaque cure pour stimuler la réponse immunitaire et parce que vous ne savez jamais à l’avance si telle souche est meilleure pour vous en ce moment que telle autre) associés à des vitamines B, du magnésium et des omégas 3 (le soir). On complètera par un apport de zinc (cofacteur de la synthèse des anticorps), de la vitamine C et des antioxydants extraits de plantes (ou des bio-infusions). Un apport quotidien de vitamine D3 (et de Coenzyme Q10) à petite dose peut être ajouté, c’est une bonne idée.

Pour la fatigue, on pense généralement à des mélanges de vitamines et minéraux : c’est possible et efficace en cure courte. Ne pas oublier les extraits végétaux (ou bio-infusions). Mais surtout, sur le long terme, penser à la tyrosine et au tryptophane : deux acides aminés précurseurs des neuromédiateurs de la motivation et du stress nerveux (humeur, sommeil). Ils sont indispensables. Préférer la tyrosine le matin et le tryptophane le soir.