Le diabète, tout le monde connait (je parle ici du diabète le plus courant, celui dit « de type 2 » ou non insulino-dépendant ou DNID ou de type gras).

Mais le diabète, on oublie (volontairement ou non, on verra…), on oublie que c’est simplement la manifestation, l’expression de ce qui se passe avant.

Le diabète est lié à la gluco-résistance : le glucose ne pénètre plus dans les cellules de notre corps et il reste dans le sang.

Quand on le dose dans le sang (glycémie), on s’aperçoit qu’il y est présent en quantités « anormales » : au-dessus, voire très au-dessus de la valeur qualifiée de « normale » soit, actuellement (car c’est fixé par un « consensus »), une glycémie à jeun est égale ou supérieure à 1.26 g/l à deux reprises ou égale ou supérieure à 2 g/l à n’importe quel moment de la journée.

Le diabète est lié à l’insulino-résistance : l’insuline monte dans le sang pour essayer de forcer ce sucre qui résiste à rentrer dans les cellules.

On ne mesure pas l’insulinémie actuellement en standard : on verra que c’est pourtant, ce qu’il faudrait faire. On gagnerait 20 ans ! Pourquoi ? Parce que l’insuline monte en premier dans le sang : bien avant que le glucose ne monte ! Car s’il ne monte pas pendant ces 20 premières années de « diabète non encore déclaré officiellement », c’est grâce à cette insuline qui monte.

Pourquoi on ne la dose pas : officiellement parce que c’est pas facile à doser et cher.

Je crois plutôt que parce que si on la dosait, on aurait tellement d’individus potentiellement diabétiques que nos systèmes de santé exploseraient devant ce coût potentiel de prise en charge à envisager…

D’ailleurs à ce stade, on ne serait plus devant un problème de santé, mais de société… Et c’est une autre histoire, beaucoup plus grave, car elle nécessiterait la mise à plat de toute l’agriculture jusqu’à tout l’agroalimentaire en passant par toute notre organisation de vie…
On est donc encore loin du vrai développement durable, écologique et tutti quanti… Celui qu’on nous fait miroiter actuellement n’étant justement, qu’un miroir aux alouettes !

Mais il fait illusion. C’est son rôle. Et on s’en contente.

Bref, si vous me lisez, c’est que vous voulez en savoir plus. Je vais essayer de vous satisfaire dans plusieurs articles autour du diabète !

Donc que se passe-t-il dans les 20 ans qui précèdent le diabète officiel ?

Eh bien ! il y a le pré-diabète.

Le pré-diabète peut exister pendant des décennies avant de se manifester.

On estime que pour 1 diabétique, il y a 5 pré-diabétiques ; mais, comme je viens de le dire, on ne peut pas pour des raisons économiques dépister ni traiter précocement le diabète.

Le pré-diabète c’est donc une glycémie normale mais une insuline qui monte. Il y a insulino-résistance.
Le pré-diabète, c’est, par définition, le premier stade de l’insulino-résistance.

L’insulino-résistance est un phénomène naturel.

Par exemple, une récente étude montre que si on est assis 4 heures (devant un ordinateur ou non !) on manifeste une insulino-résistance. Elle s’arrêtera dès qu’on s’activera.

A l’origine, l’insulino-résistance doit être un mécanisme de défense de notre organisme. On en ignore encore la finalité.

L’insulino-résistance ne devient un problème que si elle s’installe de façon continue, en permanence.

L’insulino-résistance fait partie des symptômes entrant dans la définition du syndrome métabolique ou syndrome cardio-métabolique.

Le syndrome métabolique n’est pas une maladie en soi.

Il désigne plutôt la présence d’un ensemble de signes physiologiques qui accroissent le risque de diabète de type 2, de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux.

On y trouve aussi, à titre non exhaustif, l’hypercholestérolémie, l’hypertriglycéridémie, l’hypertension, le surpoids, le tour de taille…

Le syndrome cardio-métabolique (SCM) n’est pas accepté par les autorités comme étant un facteur de dépistage du diabète.
Actuellement, on ne fait que des traitements symptomatiques du SCM sans tenir compte du fait que ces individus sont des diabétiques en puissance.

On estime qu’au moins 20 à 25% de la population adulte en est atteinte aux USA, et chez les plus de 60 ans : 40% en serait atteint.

Chez presque tous les individus atteints du SCM on note un début d’insulino-résistance. Le pancréas doit fournir toujours plus d’insuline, avec le temps il s’épuisera et on aboutira au diabète.

Etre diabétique ce n’est que la phase ultime de ce métabolisme.

Pourquoi parlons-nous ici de diabète et de pré-diabète ?

Parce que nous verrons au fil des articles que la chronobotanique est une façon idéal d’agir dans la gestion de ces risques pour notre santé.