S’il est une chose très nouvelle et mal connue, c’est bien l’origine du syndrome métabolique.

On voit tout de suite l’importance qu’il y a à bien se nourrir pendant la grossesse.

Ce qui n’empêche pas aussi qu’après il faille toujours bien se nourrir : par exemple se nourrir avec le moins de produits glyqués pendant toute notre vie.

Et puis bien sûr, on y reviendra, si on a des produits glyqués dans les aliments on aura aussi de l’hyperperméabilité intestinale… C’est un autre chapitre !

Toujours dans la glycation, on va maintenant étudier en profondeur deux autres problèmes un peu particuliers toujours liés au syndrome métabolique (au vrai syndrome métabolique, celui où il y a une insulino-résistance).

Et commençons par la première : la glycation du récepteur à insuline.

Que se passera-t-il si le récepteur à l’insuline est glyqué ?

Voyons d’abord ce qui se passe normalement.

Après avoir été sécrétée par le pancréas, l’insuline circule dans le sang.

Là elle est reconnue par son récepteur grâce à un acide aminé, la lysine.

L’action de l’insuline sur ses tissus cibles est en effet médiée par un récepteur.

Lorsque cette lysine reconnaît l’insuline, il y a jonction et l’insuline va être en quelque sorte active et l’ensemble « insuline + récepteur » va être internalisé dans la cellule.

Si on a une modification de la structure du récepteur, l’insuline ne sera plus reconnue.

C’est en particulier ce qui se passe si on a une modification de cette lysine, cette lysine qui est le facteur de reconnaissance.

Or la lysine peut être glyquée.

Elle peut être glyquée par du glucose, par du fructose, par du galactose…

La lysine est sans doute l’acide aminé qui est le plus facilement glyqué.

Et c’est justement celui qui se trouve au niveau du récepteur de l’insuline !

Donc si on provoque une hyperglycémie, si on apporte trop de glucose on va avoir une glycation des récepteurs, et ceci même si c’est une hyperglycémie de courte durée.

La glycation est rapide.

Autrement dit, quelqu’un qui mange un paquet de bonbons d’un seul coup (un paquet de zan, de batna, d’haribo…) crée un apport en glucose très important.

Il va reproduire en quelque sorte ce qui se passe quand on fait une épreuve d’hyperglycémie provoquée au laboratoire.

Et ceci, simplement parce qu’il aura mal mangé.

Cela dit, heureusement qu’on ne fait pas d’épreuve d’hyperglycémie tous les jours parce que cela entraînerait une telle série d’augmentation du glucose circulant qu’on aurait une glycation de tous les récepteurs !

L’épreuve d’hyperglycémie (au laboratoire ou avec le paquet de bonbons…) entraîne ainsi une insulino-résistance par glycation.

Il y a des études qui ont été faites montrant que si une épreuve d’hyperglycémie réalisée le lundi donnait un résultat X, réalisée une nouvelle fois le lundi suivant (à la même heure parce qu’il y a en plus des différences selon l’heure) elle donnait un résultat Y beaucoup plus mauvais.

On avait en quelque sorte l’impression que les gens commençaient un diabète.

Ils ne commençaient pas un diabète, simplement ils avaient commencé et continué (en aggravant…) de glyquer leurs récepteurs.

Les épreuves de laboratoire sont certes nécessaires mais peuvent entraîner une glycation…