On a vu dans « Insuline glyquée, c’est pas gagné… », que des sucres simples comme le glucose ou le fructose, pris en excès, pouvaient rendrent inactifs les récepteurs à glucose, à insuline, et jusqu’à l’insuline elle-même !

Une hyperglycémie ou une hyperfructosémie retirent complètement l’activité de l’insuline.

Seul moyen pour s’en sortir : augmenter la sécrétion.

Mais à ce moment-là on va augmenter l’utilisation du potassium.

On aura besoin de plus en plus de potassium.

L’insuline, en augmentant la captation de potassium par les cellules, tend à entraîner une hypokaliémie (baisse du potassium circulant).

Elle a le même effet sur le magnésium.

Drame : une déficience en potassium diminue l’effet hypoglycémiant de l’insuline.

Et là ça se complique car il y a déjà pas mal de personnes qui sont en déficit majeur en potassium.

Si on augmente l’utilisation, on aggrave bien sûr le déficit.

Pourquoi y a-t-il des déficits déjà présents en potassium ?

Parce que dans notre nourriture il n’y a pas assez de potassium.

Et beaucoup trop de sodium.

On est à 12 g de sel de sodium NaCl pour 1 g de sel de potassium KCl.

Alors qu’on devrait être à peu près à égalité.

Beaucoup trop de sodium et pas assez de potassium.

Pas assez de potassium, et on aggrave encore avec cette hypersécrétion d’insuline.

Donc il faudrait encore plus de potassium.

Si on n’a pas assez de potassium et beaucoup trop de sodium, que se passe-t-il ?

Et bien on voit apparaître de l’hypertension.

Et l’hypertension, c’est quoi ?

C’est l’un des symptômes du syndrome métabolique !

Cette hypertension est liée à trop de sodium : ça on le savait.

Mais surtout à pas assez de potassium.

Alors on peut éliminer (uriner) et dire aux gens « vous prenez moins de sodium, vous buvez plus ».

Ça va améliorer mais ça s’améliorera d’autant plus qu’on apportera du potassium et en quantité suffisante.

Et en quantité suffisante pendant les repas.

Il ne faut pas le prendre en dehors des repas !

Pourquoi ?

Parce que pour avoir de bons sels organiques physiologiques de potassium, c’est-à-dire qu’ils soient bien assimilés, il faut qu’il soit pris pendant les repas.

Mais il n’y a pas que ça : l’activité de l’insuline est modifiée et par suite on va avoir une dérégulation de la plupart de nos rythmes biologiques.

On est en plein dans la chronobotanique !

Suite : « La glycation mène à la catastrophe »