Nous commençons par un peu trop de sucres simples dans nos aliments, puis nous voyons que cela entraîne une insulino-résistance (voir les articles sur les récepteurs et le glucose ou le fructose) puis de l’hypertension (« L’hypertension, complication inattendue de la glycation »)…

Et ce n’est pas fini…

L’activité de l’insuline étant modifiée, il y aura une dérégulation de la plupart de nos rythmes biologiques. On est en plein dans la chronobotanique !

Premier rythme atteint, celui du cortisol : et là c’est la catastrophe !

On a du cortisol qui est beaucoup trop faible le matin, mais qui est encore fort élevé le soir ce qui fait que ça va maintenir une hyperglycémie, autrement dit ça va maintenir le syndrome métabolique.

Il ne faut pas dire que c’est le cortisol qui est responsable du syndrome métabolique : non, lui il est dysrégulé secondairement au syndrome métabolique.

Si le cortisol est modifié, on va avoir bien d’autres modifications.

En particulier, s’il y a du cortisol la nuit, eh bien ! à ce moment-là il n’y n’aura plus de GH (Growth Hormone) ou hormone de croissance, en quantité suffisante.

Les petits mômes qui étaient nés et avaient déjà un certain nombre de problèmes parce qu’ils étaient en sous-poids la plupart du temps, ou alors trop obèses mais pas très très grands, trop gros mais pas grands, eh bien ! ces petits mômes vont avoir en plus une dysrégulation de l’hormone de croissance, par conséquent, ils vont grandir moins bien que les autres…

On voit ici par exemple à quoi conduit une nourriture non adaptée pendant la grossesse…

Heureusement, le syndrome métabolique va apparaître seulement 20, 30, 40 ans après.

Donc ça ne se verra pas de trop pendant la croissance.

Oui, mais à l’inverse, lorsque la personne aura 45 ou 50 ans, qu’elle aura ce syndrome métabolique, qu’elle n’aura plus d’hormone de croissance, eh bien ! c’est toute la qualité de ses cellules qui va diminuer !

Parce que la multiplication cellulaire, le rétablissement de la bonne synthèse des membranes, est lié à l’hormone de croissance.

En même temps, on peut aussi parler de l’hormone de croissance du système nerveux.

Eh bien ! les personnes qui ont un surpoids et un syndrome métabolique, auront une mauvaise plasticité cérébrale !

Conséquence : elles ne mémorisent pas.

Elles ont une activité cognitive, selon les expressions consacrées, qui sera moindre.

Donc elles vont se faire mettre à la porte de leur boulot.

Non pas parce qu’elles sont trop grosses mais parce qu’elles ne sont pas assez actives.

Puis au passage, parmi les hormones de croissance il y a aussi l’hormone de croissance de l’insuline : Insulin Growth Factor.

Il y a dysrégulation de cette hormone de croissance de l’insuline.

Et les problèmes ne sont pas terminés : voir « Glycation : de la catastrophe hormonale à la prise de poids »