Autrefois, la définition du syndrome métabolique, c’était l’insulino-résistance.

L’insuline circulante était augmentée et les récepteurs à l’insuline devenaient hyposensibles.

D’autres caractéristiques accompagnaient cette insulino-résistance : une légère hyperglycémie, un cholestérol augmenté, des triglycérides légèrement augmentés, une hypertension augmentée, toujours un surpoids et toujours un tour de taille important.

C’était vrai mais, primum movens, tout était lié à l’insulinorésistance.

Maintenant on ne parle plus d’insulino-résistance mais simplement du syndrome métabolique en disant : ce sont tous ces facteurs qui sont modifiés, c’est-à-dire légère hyperglycémie, cholestérol, hypertension, surpoids, tour de taille… mais on oublie le premier facteur !

C’est devenu une série de problèmes de santé ayant en commun un mauvais métabolisme corporel.

Le consensus repose sur le fait que le syndrome métabolique détecté chez une personne n’ayant déclaré aucun symptôme particulier correspond à un risque d’accident cardio-vasculaire multiplié par trois par rapport à un individu réellement en bonne santé.

Le syndrome métabolique décrit plutôt aujourd’hui un état qui est considéré comme préfigurant plusieurs maladies graves : diabète de type 2, troubles cardiovasculaires, accident vasculaire cérébral (AVC), troubles nerveux (dépression, anxiété…), déclin cognitif (Alzheimer et variantes…), cancers…

On oublie l’insulinorésistance !

Et ça change tout !

De ce fait, dans le « new » syndrome métabolique, devenu même syndrome cardio-métabolique, on a, à peu près, 60 à 70% de personnes qui sont insulino-résistantes mais 30 autre % qui ne sont pas du tout insulinorésistantes.

Elles mangent de trop, elles mangent mal, et il y a plein d’autres raisons…

Elles n’ont donc plus vraiment un vrai syndrome métabolique (le syndrome métabolique originel était, lui, bien lié à l’insulino-résistance).

Alors on est dans une confusion un peu surréaliste : quand on interroge le diabétologue, pour lui c’est toujours bien clair, c’est l’insulino-résistance.

Mais il ne dose pas l’insuline !

Alors ce n’est pas l’insulino-résistance.

C’est clair, il faut d’abord doser l’insuline et constater si elle est bien montée : il faut qu’il y ait une augmentation pour qu’il y ait une insulino-résistance.

Ça c’est la vraie définition du syndrome métabolique et c’est là-dessus qu’on se doit d’agir.

C’est l’un des buts de la chronobotanique.