On peut se demander s’il y a une différence entre les hommes et les femmes.

Oui, il y en a !

Il y en a beaucoup de différences ! Ça, c’est un autre problème…

Regardons celui lié aux adipocytes, à la distribution des adipocytes et du nombre d’adipocytes et surtout de la qualité des adipocytes.

Il ne faut pas croire qu’on a les mêmes adipocytes au niveau des épaules qu’au niveau des fesses.

On a des adipocytes différents.

La distribution des différents types d’adipocytes est un sujet très intéressant : peut-être que quand on connaîtra mieux ça on pourra agir plus précisément, sur un seul type d’adipocyte par exemple.

Comme ça on verra mieux comment traiter la silhouette en forme de pomme, de poire, androïde, gynoïde, etc.

On a déjà quelques idées.

Toutes les graisses ne se fixent pas au même endroit, ni au même moment.

Bientôt on pourra s’occuper avec plus de spécificité de toutes les obésités.

On pourra, parce que à l’heure actuelle on n’a que deux types d’adipocytes si on écoute ce qui est généralement dit et admis : les adipocytes de surface et les adipocytes profonds.
– Surface : ce n’est pas grave, on a de la graisse blanche, on peut faire des liposuccions, tout ce que vous voulez, on les retire…
– Les profonds, c’est grave.

Ceci étant, au passage, il y a quand même des publications qui montrent que si on retire les adipocytes de surface (par liposuccion ou congélation…) eh bien ! on active d’une certaine façon les adipocytes viscéraux.

Et les viscéraux sont ceux qui sont gênants voire toxiques : ils sont liés à l’apparition de l’infarctus du myocarde. Attendons la suite. Il faut que ça se confirme. Il faut plus de publications. Rechercher éventuellement des biais qui pourront conforter telle ou telle hypothèse. C’est le côté le plus intéressant des chercheurs !