La glycation est une dénaturation des protéines. Elle peut être interne, c’est-à-dire se passer dans notre corps si nous consommons des sucres simples (glucose, fructose…) en excès dans nos aliments.

Cela nous conduit à l’une insulino-résistance (voir les articles sur les récepteurs et le glucose ou le fructose), à l’hypertension (« L’hypertension, complication inattendue de la glycation »), au dérèglement de nos cycles biologiques (« La glycation mène à la catastrophe ») et, nous allons le voir, à la prise de poids.

L’hormone de croissance est la copie inverse du cortisol, la copie inverse du rythme biologique du cortisol.

Parler du cortisol revient à parler de l’hormone de croissance qui est à l’inverse du cortisol, et de l’IGF (Insulin Growth Factor) qui est également à l’inverse du cortisol.

On en parle de plus en plus parce que des publications arrivent montrant que ces substances-là sont responsables d’un certain nombre de troubles métaboliques.

Quelles sont les conséquences ? (En se limitant au syndrome métabolique lié à l’insuline ou aux récepteurs, sans s’occuper du reste ; ça représente 70 % des syndromes métaboliques mais c’est les vrais, ça correspond à la bonne définition du syndrome métabolique. Et pour le reste ? Les gens n’ont qu’à manger correctement : diminuer leurs glucides, reprendre un rythme de vie biologique : c’est-à-dire aussi appliquer la « chronobotanique »…)

Quelles sont les conséquences ? Il y a une diminution de la lipolyse nocturne. On sait que la lipogenèse se fait pendant la journée et la lipolyse la nuit.

Oui, mais si on a des récepteurs à insuline qui sont insensibles, si on a une insuline en quantité très importante (même si elle est glyquée), eh bien on va avoir une présence d’insuline la nuit.

On ne devrait pas avoir d’insuline circulante la nuit.

Pas d’insuline présente la nuit pour avoir une bonne lipolyse (dégradation de nos réserves de gras : on en a normalement toutes les nuits).

Donc on va entraîner grâce à (à cause de…) cette insuline, une diminution de la lipolyse nocturne.

Alors, c’est tout à fait amusant.

On se rappelle que l’insuline est sécrétée le matin : on a un grand pic de cortisol puis un pic d’insuline qui suit à quelques minutes près, avec une petite hyperglycémie entre les deux.

C’est secrété le matin.

Et au moment de la sécrétion d’insuline, on a un arrêt brutal (dans la seconde !) de toute la lipolyse.

Par quel mécanisme : on ne le connaît pas encore très bien mais c’est un arrêt brutal.

Alors bien sûr si on a de l’insuline en continu toute la nuit, eh bien ! cet arrêt est toujours brutal et on n’a pas de lipolyse.

Mais aussi en continu !

Donc on a des gens qui grossissent et qui continuent de grossir.

Avec un excès de cholestérol, avec un excès de triglycérides.

Bien sûr, on va avoir une prise de poids !