Nous avons vu qu’un excès de fructose peut glyquer les récepteurs à insuline et provoquer un désastre métabolique (voir : « Fructose + récepteur à insuline = désastre »).

Voyons comment s’en sortir avec la chronobotanique.

Premier cas, celui de la glycation au niveau du récepteur à insuline : dans ce cas, ce sont les compléments alimentaires et actifs naturels de santé qui pourront aider l’action de l’insuline sur les récepteurs.

D’abord ceux ayant une action déglycante.

Les molécules déglycantes constituent une avancée majeure dans le contrôle des signes liés à la glycation : potentiellement elles redonnent leurs fonctionnalités d’origine aux récepteurs.

Les plus connues sont les bio-infusions contenant du romarin. Pourquoi du romarin ? Parce que c’est la source classique d’un produit à l’action déglycante confirmée : l’acide rosmarinique.

D’autres végétaux contiennent de l’acide rosmarinique et nous les retrouvons dans les bio-infusions de la Compagnie des Indes.

Il y a ensuite ceux à base d’arginine par exemple. Ils agissent au niveau du récepteur. L’arginine est un acide aminé qui a une formule très proche d’un biguanide bien connu : la metformine, premier antidiabétique et d’ailleurs médicament qu’on devrait systématiquement utiliser dans le traitement médical du syndrome métabolique. L’arginine agit de la même façon et ainsi augmente l’activité de l’insuline.

Après l’arginine, on dispose d’actifs naturels et d’extraits végétaux qui agissent de la même manière ou à peu près : fenugrec, gymnema, cannelle, galega, ginseng, kaloupilé…

Puis viennent le zinc et le chrome par exemple qui sont des micro-compléments indispensables à l’action de l’insuline sur son récepteur. Car nous sommes au niveau du récepteur.

Mais voyons comment on peut agir autrement toujours avec la chronobotanique.

Deuxième cas : l’alimentation, heure des repas et qualité des aliments.

La glycation dépend du moment où on va prendre nos aliments.

A chaque hyperglycémie, on va avoir une glycation importante au niveau du récepteur à insuline.

Il faudra éviter les hyperglycémies.

Ou éviter encore plus, on l’a vu dans « Fructose + récepteur à insuline = désastre » , les hyperfructosémies car le risque est encore plus grand !

De ce fait, on va d’abord éliminer tous les sucres rapides dans la journée, dans l’alimentation, pour éviter à chaque fois une hyperglycémie.

Donc éliminer les sucres rapides.

On va les éliminer d’autant plus le soir.

Le matin on a une sécrétion naturelle d’insuline physiologique : que l’on mange ou que l’on ne mange pas.

Donc si on amène un petit peu de glucides, eh bien ! cette sécrétion d’insuline (qui est importante) va suffire à faire pénétrer le glucose.

Et ceci d’autant plus que les récepteurs se seront bien renouvelés pendant la nuit, puisque la synthèse protéique a lieu la nuit.

Donc on a des récepteurs hypersensibles, on peut prendre un peu plus de sucre même rapide le matin.

On a tout intérêt bien sûr à les « ralentir » – c’est mieux – pour essayer d’éviter l’hyperglycémie complémentaire à la sécrétion d’insuline.

Mais comme on a déjà une sécrétion d’insuline importante donc on peut prendre un petit peu de sucre le matin.

Il vaut mieux prendre un peu de sucre le matin (« un peu », j’insiste, pas beaucoup !) pour éviter une hyper-stimulation du système « récepteur-pancréas » qui se reporterait sur un autre moment de la journée (et serait encore plus catastrophique). (C’est le cas des régimes cétogéniques ou des petits-déjeuners uniquement gras ou protéinés qui ne pardonnent pas les erreurs sucrées durant le reste de la journée !)

De même le midi, on a déjà une sécrétion d’insuline – mais elle est déjà plus basse – en dehors des repas.

Bien sûr, si on mange, on aura une sécrétion d’insuline plus importante.

De même le midi on peut prendre encore des sucres, un petit peu de sucre, mais au fur et à mesure que la journée s’écoule on ne doit pas apporter de sucres rapides : le soir jamais de sucres rapides.

Donc sucres rapides le soir, on devrait l’oublier !

Pourquoi ?

Eh bien ! regardons ce qui se passe si on prend des sucres rapides en quantités importantes le soir.

Ne parlons pas de la sécrétion d’insuline, il y en aura une.

Mais ce n’est pas ça qui nous intéresse pour l’instant car nous sommes au niveau du récepteur, récepteur qui est, rappelons-le, glyqué.

Alors que va-t-il se passer ?

On a une hyperglycémie provoquée par les sucres rapides pris le soir.

Hyperglycémie donc on va avoir une glycation de nos récepteurs à insuline.

Alors on voit qu’il y a un double effet.

Evidemment s’il y a hyperglycémie on va avoir une réponse de sécrétion d’insuline mais on aura tout de suite un effet sur le récepteur à l’insuline.

Quand on prend exceptionnellement du sucre rapide le soir, ce n’est pas grave.

On va bien sûr provoquer une glycation.

Mais cette glycation ne sera pas de 100% mais de quelques pourcentages de récepteurs qui vont être glyqués.

C’est lorsque on recommence tous les jours à prendre des sucres rapides le soir que l’on aura une glycation de nos récepteurs.

CQFD. Vive la chronobotanique !