Maintenant qu’on sait que le sucre augmente dans notre nourriture quand on supprime le gras, comment expliquer que ça nous fasse grossir ?

Et surtout, que ça nous fasse faire du gras ?

Il se passe une chose étrange dans notre foie : les sucres peuvent s’y transformer en gras !

Surtout s’ils sont consommés en excès.

C’est notre foie qui fait cette manipulation car pour lui tout est possible quand on parle d’énergie.

Transformer l’eau en vin il ne sait pas faire, mais sucre en gras, ça oui !

Et tous les jours !

C’est pourquoi cela ne sert à rien de se priver de gras.

C’est même totalement contre-productif. En procédant ainsi on fatigue le foie au point de l’irriter, de l’enflammer, premiers pas vers le « foie gras » et son épuisement.

Il faut donc manger du gras, il faut oser le gras !

Quand il y a du sucre dans notre alimentation et qu’il n’est pas utilisé immédiatement par les muscles ou le cerveau par exemple, le foie est chargé de le transformer en réserves.

Il fabrique d’abord un « gros » sucre : une sorte d’addition de petits sucres qui aboutit à un plus gros, le glycogène, équivalent animal de l’amidon (la farine) du grain de blé.

Cette réserve est facile à faire et est normale : c’est notre pool de sécurité énergétique quotidien.

C’est, à l’extrême, ce que font les coureurs cyclistes du Tour de France le soir de l’étape en ingurgitant de grandes assiettes de pâtes (la fameuse « pasta party ») : ils compensent leur pertes énergétiques de la journée et préparent les dépenses du lendemain. (Il y a mieux à faire d’ailleurs, mais on en reparlera un jour…)

Si l’on mange trop de sucres, le foie va changer de stratégie et stocker le sucre en excès sous forme de gras.

Le sucre n’est qu’une réserve énergétique faiblement concentrée.

A poids égal, les sucres sont deux fois moins énergétiques que les gras.

Le foie va donc réaliser le rêve de tout économiste de l’énergie : éviter le gaspillage.

Il va casser ce sucre excédentaire en tous petits morceaux avec lesquels il va pouvoir reconstituer du gras.

Un peu comme quand, dans notre enfance, on cassait une voiture en Lego pour reconstruire avec les petits cubes une maison.

Et là le stockage n’a plus de limites si ce n’est la taille de nos vêtements !

C’est, à l’extrême, ce qui arrive aux coureurs cyclistes du Tour de France qui continue une fois en retraite d’ingurgiter de grandes assiettes de pâtes : il n’y a plus la dépense énergétique de l’étape du lendemain (ni celle du jour d’ailleurs…) et on les retrouve à la télé un peu « bouffi » !

C’est ce qui arrive à nos amis américains et c’est aussi ce qui arrivé à Fanny : en arrêtant le gras, elle a beaucoup trop augmenté le sucre et son corps qui ne sait pas quoi en faire d’autre, l’a mis en réserves : 8 kilos en 3 semaines…

Alors, pour ne pas être Fanny, ne remplaçons pas le gras par le sucre (glucides) !