Notre chaîne alimentaire naturelle commence avec l’herbe des près.

Cette herbe contient un acide gras spécial, l’acide alpha-linoléique, à partir duquel tous les plus précieux des acides gras polyinsatirés (les souples) sont fabriqués.
Ce sont les mêmes que pour les poissons.

Cet acide gras et ses dérivés (que l’on retrouvent sous les noms d’EPA et DHA) forment ce qu’on appelle : la famille des acides gras oméga-3.

« Oméga-3 » est à l’origine un terme de classification chimique : une histoire de position d’une double liaison (« oméga ») entre deux atomes de carbone, double liaison située en 3ème position sur la molécule d’acide gras.

Nos poules, moutons, chèvres, porcs, vaches, leur viande et leurs produits dérivés, œufs, fromages, lait…sont ainsi enrichis harmonieusement en oméga-3, par leur alimentation naturelle qui trouve sa source dans « l’herbe des prés ».

Nous aussi en les consommant.

C’est ce qui favorise nos échanges membranaires et assure notre plasticité neuronale. Le bon acide gras de l’herbe arrive jusqu’à nous en passant par les animaux qui l’enrichissent.
C’est pareil dans la mer avec le plancton qui nourrit crustacés et poissons.

Malheureusement, l’absence de ces oméga-3 est devenue fréquente dans notre alimentation de base actuelle.

D’une part parce que les céréales n’en contiennent pas et que nous, ou les animaux que nous mangeons, en consommons beaucoup. C’est la règle productiviste agricole actuelle.

D’autre part parce que ces oméga-3 sont très fragiles et rancissent vite : l’industrie alimentaire cherche à les éviter.

Les poissons marins et les crustacés constituent pour nous une source naturelle inégalable d’oméga-3. Les poissons des mers froides en contiennent encore plus : c’est leur antigel naturel. Ainsi, normalement, l’acide gras polyinsaturé se fixe au centre des triglycérides (les triglycérides sont les molécules de transport et de stockage des 3 acides gras). On a 2 acides gras saturés pour 1 insaturé par triglycéride. Les poissons des mers froides, pour ne pas « geler », ont 2 acides gras insaturés pour 1 saturé ! Ce qui explique pourquoi ils survivent parfaitement aux températures polaires ! (voir l’article intitulé « L’antigel des poissons »)

Sur terre, les huiles riches en acide alpha-linoléique (colza, cameline…) sont à rechercher.

Pour les aliments d’origine animale, on attachera une importance capitale au respect de la chaine alimentaire (animaux nourris à l’herbe, grass-fed en anglais, plutôt qu’uniquement aux tourteaux de céréales) et à la qualité biologique bien sûr.

NB : les graines de lin, riches en oméga-3 (acide alpha-linoléique seulement) sont quelquefois rajoutées aux tourteaux de céréales (filière Bleu-Blanc-Cœur) : c’est mieux pour notre santé (mais moins bien quand même que les animaux à l’herbe des prés.

Le bonheur est dans le pré, avec notre santé !