Tout le monde n’est peut-être pas capable des prouesses du Jeannot danois (voir l’article qui lui est consacré).
Mais elles sont possibles.

Et ce sont des régulations propres au gras.

Ici il s’agissait de cholestérol, voyons ce qui se passe pour les autres gras, les mauvais gras que « ceux qui nous veulent du bien » ont l’intention de bannir de nos assiettes.
Le matin notre foie construit du cholestérol, il construit aussi sous l’influence d’une hormone appelée insuline, des acides gras.

L’insuline est une hormone, c’est-à-dire un messager envoyé par le pancréas pour donner des ordres à différents endroits de note corps.

Nous n’avons pas d’insuline la nuit dans le sang (du moins à un niveau notable).

Pourquoi ?

Parce que les ordres que donnent l’insuline n’ont pas lieu d’être la nuit. On en reparlera. Pour le moment comprenons que l’insuline dès le matin va venir titiller notre foie pour fabriquer du gras.

Le foie, bon public, va s’employer à assembler les petits morceaux de molécules qu’il va trouver pour construire du gras.

Pour lui le gras est la forme la plus aboutie de réserve énergétique.

Il va fabriquer les acides gras les plus longs possible pour concentrer au mieux cette énergie.

Comme ça il pourra en stocker un maximum en un minimum de place.

Ces acides gras ont pour finalité d’aller se stocker dans des endroits prévus pour : le foie lui-même puis les muscles (ils ont besoin de toutes sortes de sources d’énergie donc celle-là aussi) et « la cave et le grenier ». « La cave et le grenier » ce sont les silos pour les réserves excédentaires. Ils ne se rempliront qu’en cas de surplus. Derrière cette image se cachent les tissus adipeux avec leurs cellules spécialisées dans le stockage des graisses : les adipocytes.

Pourquoi manger du gras dans ces conditions ?

Ça ne fera qu’augmenter nos bourrelets ?

Il est sûr qu’une très grande quantité de gras ne peut pas disparaître comme par enchantement et elle sera mise en réserve.

Une absence de gras, un régime sans gras sera pire : les gras seront remplacés dans l’alimentation par une matière première idéale pour fournir les petites molécules dont le foie a besoin pour fabriquer ses acides gras.

La prise de poids sera encore plus directe.

Donc ce n’est pas une bonne idée : elle nous occupera et nous en parlerons dans un autre article.

Manger du gras va, en fait, s’avérer doublement malin.

D’abord, le rétrocontrôle existe, Jeannot et son camarade danois nous l’ont rappelé.

En mangeant un peu de gras le foie va comprendre le signal et ralentir la production.

Ensuite en mangeant du gras contenant des petits acides gras comme par exemple dans le beurre (acide butyrique) ou dans les fromages (ils sont même plus courts dans le lait de chèvre que celui de vache et ce sera donc encore mieux !).

Ces acides gras « courtes chaines » vont empêcher le foie par un autre rétrocontrôle de parvenir à faire des « longues chaînes ».

Et, pourquoi c’est mieux pour nous de ne pas faire des « longues chaînes » ? Parce que plus les acides gras sont longs, plus ils seront difficiles à déloger de « la cave et du grenier »…

Et puis les acides gras courte chaine, c’est le principe du Healthy Thé de Bruno !