D’où vient le cholestérol ?

De nos aliments et surtout de notre foie qui en fabrique tous les jours.

Le foie fabrique même la grande majorité (près de 80 % !) du cholestérol que nous retrouvons partout dans notre corps.

On le sait bien puisque, quand il y en a trop, nos médecins nous prescrivent des médicaments qui bloquent cette synthèse hépatique.

Des médicaments puissants (même un peu trop quelquefois…) appelés statines.

Cela prouve bien que si l’on veut agir sur le taux de cholestérol, il faut agir sur sa fabrication endogène (interne).

Cela prouve bien que diminuer sa consommation d’aliments contenant du cholestérol ne peut avoir qu’un rôle marginal.

Pour preuve, même si on supprime tous les aliments apportant du cholestérol, on en aura encore dans le sang !

Pourquoi ?

Parce que les sels biliaires que notre foie fabrique dans la suite et avec son cholestérol sont sécrétés continuellement par notre vésicule biliaire dans notre intestin.

Là, ils sont en partie retransformés en cholestérol par nos enzymes ou notre flore (microbiote).

Il retraverse alors la membrane intestinale et passe dans le sang !

On a même inventé un médicament capable d’empêcher cette absorption par l’intestin (l’ezetimibe).

Nous avons besoin de cholestérol pour nos membranes, nos neurones, notre cerveau, notre agilité d’esprit.

Nous en avons besoin pour nos organes fragiles comme les reins.

Nous en avons besoin pour que nos muscles soient bien nourris donc efficaces, endurants et performants.

Nous en avons besoin pour booster notre cortisol et être capable de faire face aux agressions de la vie, faire face au stress et aux infections.

Nous en avons besoin pour nous reproduire grâce aux hormones sexuelles qui sont produites à partir de lui.

Nous en avons besoin pour notre intestin

Les médias se font régulièrement l’écho de polémiques entre les « pour ou contre » médicaments anti-cholestérol.

Je préfère voir les choses autrement et préventivement.

Avoir trop de cholestérol seul n’a jamais induit d’athérome. Le cholestérol est un lubrifiant.

Et nous en avons grand besoin.

Les excès de cholestérol reliés aux risques cardio-vasculaires relèvent d’autres origines.

Je ne dis pas qu’un excès de cholestérol ne soit pas à prendre en compte.

Non.

Ce serait irresponsable.

Mais c’est un peu comme le voyant rouge sur le tableau de bord qui s’allume quand il y a un problème aux freins.

Cacher le voyant ne résout pas le problème des freins.

Je cherche plutôt à comprendre pourquoi Jeannot que j’allais voir enfant dans la ferme à côté de la maison de campagne de mes grands-parents mangeaient à son petit-déjeuner du saucisson, du pâté, des œufs, du lard et des fromages, le tout de sa production, et finit alerte centenaire…

Mais c’est une autre histoire que je vous raconterai une autre fois !