Avec la gestion désastreuse que nous faisons de la pêche au niveau mondial, bientôt poissons et crustacés ne seront que des souvenirs gastronomiques.

Il faut souvent déjà se contenter de poissons d’élevage. Ils sont, en principe, nourris correctement et contiennent ce qui pour nous est le plus précieux chez eux : des omega-3.

Vérifions-le bien car il en va de notre santé et de notre intérêt principal pour les produits de la mer. J’ai eu l’occasion de visiter des fermes aquacoles en Norvège et j’ai été rassuré.

C’est vrai, il a pu y avoir des dérapages et des erreurs mais des filières de qualité s’organisent. Là aussi le label Bio doit être regardé mais il doit être complété par une garantie d’alimentation adaptée au métabolisme des saumons. Ce n’est d’ailleurs pas s’en poser d’énormes difficultés aux producteurs : les matières premières de qualité deviennent rares… et chères ! Le prix du saumon n’est pas près de baisser…

Consommons de préférence du poisson frais plutôt que surgelé. Le risque est que la teneur en omega-3 soit perdue si la congélation puis la conservation est faite depuis longtemps et sous oxygène, comme c’est courant, et non sous azote. Les oméga-3 se détruisent, rancissent et s’oxydent malgré le froid : ce sont les anti-gels des poissons et il faudrait descendre au moins à -60°C pour bloquer leur altération ce qui est rarement le cas lors de la pêche et encore moins en poissonnerie…

Consommons-les cuits, cuits rapidement si on veut mais cuits et non pas crus. Pourquoi ? Pour éliminer les parasites comme les anisakis qui peuvent faire des ravages dans nos intestins pendant des années. Les omega-3 ne seront pas pour autant détruits au cœur de la chair.

Du poisson ou des crustacés ou des mollusques de mer au moins deux fois par semaine (et de préférence le soir pour les oméga-3 !), voila une bonne habitude.