Là, on est dans du 100% gras !

Après il faut regarder la composition de ce gras et toutes les huiles ne sont pas équivalentes.

Certaines sont excellentes, en particulier les huiles de colza ou d’autres, plus rares, comme l’huile de cameline (qui est une oléagineuse proche du colza et du lin), l’huile de chanvre… puisqu’elles apportent des acides gras essentiels (un précurseur des précieux omega-3 : l’acide alpha-linolénique).

Attention, les bonnes huiles riches en acides gras insaturés ont le défaut de leur avantage : elles sont fragiles. Il faudra veiller à les conserver au froid (frigo), en petites quantités et à l’abri de la lumière pour éviter leur oxydation (rancissement). C’est exactement la même difficulté pour les huiles de poisson.

A ce sujet d’ailleurs relevons que les sardines conservées dans l’huile (d’olive en général) conservent bien leurs oméga-3.

C’est, je pense, ce qui a dû donner l’idée à un ingénieux producteur d’associer un peu de précieuse huile de poisson à son huile végétale : l’association et le mélange des deux garanti une meilleure conservation des acides gras fragiles.

D’autres huiles, plus neutres, sont intéressantes pour leur capacité de résistance à la chaleur, elles supportent la haute température sans trop de destruction (huile d’olive par exemple).

Les huiles contenant des acides gras dits « saturés » à mauvaise réputation, comme celles de tournesol ou d’arachide sont complémentaires. Elles ne doivent pas être les seules à être utilisées à table et jamais en quantité le soir.

A propos de quantité, les huiles étant un produit pur ultra calorique, elles ne doivent être utilisées qu’en accompagnement.

L’huile de coco est actuellement en vogue.

Bien que composée d’acides gras saturés (les « mauvais » gras), ses consommateurs bénéficient de la présence d’une catégorie quasi exclusive de ces acides, ceux appelés à chaine moyenne (MCT : Medium Chain Triglycérides en anglais).

Je vous ai parlé des acides gras « longues chaînes » rigides et dangereux, des courtes chaînes intéressants pour bloquer la fabrication des acides gras « longues chaînes » par le foie (rétrocontrôle), mais peu parlé des « moyennes chaines ».

Sauf à une occasion : pour vous dire qu’ils étaient extraits du beurre quelquefois pour en faire du beurre « tendre » et que ce n’était pas une bonne idée nutritionnelle.

On en a la preuve ici : l’huile de coco en contient beaucoup, vraiment beaucoup. Ils s’appellent acide laurique, acide caprique, acide myristique…

C’est la marotte actuelle des nutritionnistes américains : ils ne jurent que par l’huile de coco vierge, bio, pressée à froid et non traitée (pas de raffinage, pas de blanchiment, pas de désodorisation…).

Des régimes à base de MCT ont vu le jour.

Ces acides gras suivent des voies d’absorption et d’utilisation originales, différentes des autres acides gras, ce qui permet d’obtenir des résultats santé et minceur étonnants. (Voire le Healthy Thé de Bruno)

Seule contrainte : ils peuvent provoquer des diarrhées chez les personnes qui ne sont pas habituées à les consommer.

Et dire qu’on veut nous les supprimer du beurre !

L’huile de palme contient beaucoup d’acide oléique (celui de l’huile d’olive, donc plutôt neutre à bon) mais beaucoup plus encore d’acide palmitique, un pur « longue chaine » dont la très mauvaise réputation pour la santé n’est plus à faire. Ça ne l’empêche pas d’être l’huile la plus utilisée au monde…

Comment cela se fait-il ?

En fait cet acide ne tue que s’il est fabriqué par notre foie (vous savez, quand il n’y a pas de rétrocontrôle…). Le matin je vous ai dit qu’il fallait consommer du gras, n’importe quel gras et même du « mauvais », du « saturé » de différentes longueurs de chaine pour bloquer les synthèses hépatiques menant aux « longes chaînes » de l’acide palmitique qui était très difficile à déloger de nos bourrelets.

Il faut donc manger, en restant bien entendu dans des normes physiologiques, de l’acide butyrique (beurre), de l’acide caprique (fromage de chèvre), de l’acide laurique (beurre – lait de vache – coco), de l’acide myristique (beurre – coco).

C’est important car ainsi on évite de fabriquer l’acide palmitique tueur dont le substrat de base utilisé par notre foie est le sucre.

Quand on mange directement de l’acide palmitique (sans exagération), on ne craint pas grand-chose, au contraire même.

Il est utilisé comme énergie et ne bouche pas nos artères.

La preuve ?

Des milliards d’individus en consomment tous les jours et il apparaît même comme protecteur des risques cardiovasculaires !

Amazing ! Isn’t it ?