Au petit-déjeuner, il est tout à fait envisageable, si on aime, de manger viande ou charcuteries. Manger de la charcuterie doit rester occasionnel à cause non pas du gras, mais des additifs et produits transformés qu’elle peut contenir particulièrement lorsqu’elle est d’origine industrielle. En faisant ainsi nous nous mettrons aux goûts de l’Europe du Nord et des Anglo-Saxons qui mangent jambon, bacon ou saucisses au petit-déjeuner. Et on ne fera finalement que retrouver les habitudes paysannes de Jeannot qui prenait un œuf et mettait du lard dans sa soupe du matin !

La viande aura plutôt sa place au repas de midi, c’est là que notre estomac dispose des moyens digestifs les plus performants pour la réduire en bouillie ! Attention à ne pas consommer des viandes trop grasses à midi : c’est un point faible qui a été excessivement accentué par l’alimentation industrielle des animaux avec l’oubli économique la chaine alimentaire d’excellence qui passe par les omega-3.

Les viandes issues d’élevages industriels où les animaux sont « engraissés » artificiellement sont beaucoup plus grasses que les viandes « fermières ». Le gras est plus facile, plus économique et plus rapide à faire que les protéines. Les animaux sont comme nous : si on les bourre de sucre (céréales, farines…) ils feront facilement et abondamment du gras. La plupart des viandes que l’on achète conditionnées en grandes surfaces sont des viandes provenant d’élevages industriels. Quand ce n’est pas le cas, c’est presque toujours précisé sur l’emballage. L’idéal serait d’acheter notre viande chez un artisan boucher qui mettra un point d’honneur à nous faire découvrir les saveurs de la bonne viande qu’il achète à des paysans dont il connaît les méthodes d’élevage « en plein air », à l’herbe ou à la rigueur, complémentées en farine de lin riche en oméga-3. Le label « Bio » garantit une qualité de moyens mis en œuvre mais ce n’est pas une garantie nutritionnelle. Les bêtes peuvent ne jamais voir d’herbe ni d’oméga-3. Il n’assure qu’une conformité avec un cahier des charges en principe assurant moins de polluants chimiques. L’idéal serait d’additionner bio et élevage à l’herbe !

Dans l’élevage en batteries il est facile de comprendre que l’herbe n’a plus sa place. On distribue des rations d’aliments livrés par camions, stockés dans des silos et composés à partir de tourteaux de céréales ou de maïs. C’est plus facile et gérable toute l’année. Le problème c’est que céréales ou maïs ne contiennent pas notre acide alpha-linoléique (omega-3) spécial… Donc, donc, donc, nous sommes carencés en cet acide et en tous les « gras essentiels » qui en dérivent. Les viandes produites sans lui deviennent dangereuses pour notre santé. C’est ce qui ressort régulièrement des études (principalement américaines parce que là-bas c’est caricatural !) que les médias nous présentent en omettant de dire qu’il existe des alternatives : soit des animaux nourris naturellement en plein air comme autrefois, dans les près, soit nourris de céréales mais additionnées de farine de lin qui reconstituent artificiellement ce que la nature faisait depuis des millions d’années en apportant cet acide alpha-linoléique spécial…

Mal élevées, les viandes seront inflammatoires et acidifiantes car sans respect de la chaine alimentaire. Et plus vous les consommerez tard dans la journée, c’est-à-dire à midi et, pire, le soir, plus elles rajouteront des facteurs de risques à votre santé. Tout dépendra alors des autres aliments que vous mangerez et de leur qualité. Si vous mangez trop d’aliments industriels, trop de sucres, si vous fumez, si vous buvez (boissons alcoolisées ou sucrées), si vous ne faites jamais d’exercice… vous cumulerez des conditions néfastes à votre bien-être. Les maladies métaboliques commencent comme ça, insidieusement. Après on dira que la viande est responsable des cancers : non, ce n’est pas si scientifique comme approche. Il faut regarder plus près. Que mange-t-on d’autre que la viande ? Quand est-ce qu’on mange de la viande ? Quelle quantité ? Quelle qualité ? Et même quelle cuisson pratique-t-on ! Une viande grillée a abîmé et dénaturé ses composants : ils deviennent toxiques et cancérigènes !

Les végétariens n’ont pas de question à se poser concernant la viande : ils n’en consomment pas. Leur style de vie demande une attention toute particulière quant au choix qualitatif de leurs aliments. C’est dans leur philosophie de vie. De ce côté ils sont en avance. Sont-ils des précurseurs ? Certainement si nous ne modifions pas la direction dans laquelle nous entraînent les excès du productivisme agro-alimentaire économique.