Alors suffit-il de remettre l’œuf coque sur la table de nos aînés pour leur éviter Alzheimer ou une dégénérescence cérébrale ?

Pas si simple car il est loin le temps des poules « omnivores » qui courraient dans la basse-cour et picoraient à droite et à gauche, vers et insectes, graines et herbes.

Ces poules en liberté et bien soignées, pondaient des œufs riches en lécithines.

Nos poules contemporaines ont un plat unique à base de céréales et de soja (OGM !?). La chaine alimentaire de la vie dégénère ainsi et leurs œufs perdent en qualités nutritionnelles et s’appauvrissent en bons gras. Les proportions de vitamines, minéraux ou anti-oxydants sont divisées par 2, 3 voire 10 par rapport aux œufs fermiers !

De plus la promiscuité (les hangars de plus de 50 000 poules sont communs…) aggrave les risques infectieux cause d’épidémies gastro-intestinales : voilà la raison officielle, voilà pourquoi les maisons de retraite n’en veulent officiellement pas ! Risque de salmonellose (on comprend les conséquences dramatiques ou plutôt tragiques que ça pourrait effectivement avoir dans une collectivité de personnes âgées) !

Pourtant ces poules prennent des antibiotiques… Sinon comment vivre à 50 000 dans un hangar ! Bref, l’industrie de l’élevage de poules pondeuses ne doit pas être très « clean »…

Bref, au lieu de chercher à améliorer les conditions d’élevage (coût ?), on bannit les œufs des maisons de retraite !

Les œufs, spécialement le jaune d’œuf liquide (non cuit), restent l’un des meilleurs moyens de prévention des troubles de la mémoire et la dégénérescence sénile.

Si vous n’avez pas la place d’un poulailler dans votre jardin, ou si vous n’avez pas un voisin paysan dans lequel vous avez toute confiance pour l’avoir vu nourrir ses poules « à l’ancienne », il vous faudra aller à la chasse « au moins pire » : au supermarché, choisissez les œufs pondus par des poules nourries au plus près des conditions naturelles (les emballages signalent la présence d’Oméga-3) et biologiques.

Le premier chiffre du code imprimé signifie :
0 = élevage en plein air en agriculture biologique (au moins 4m² de terrain par poule et nourries d’aliments bio)
1 = élevage en plein air (au moins 2.5m² de terrain extérieur par poule)
2 = élevage au sol (élevage intensif, à l’intérieur mais sans cage, max. 9 poules par m²)
3 = élevage en cage (avec 18 poules par m²)

En dehors de l’œuf fermier « à l’ancienne », l’idéal est donc : Oméga-3 + code 0 (ou 1 par défaut).

La prochaine fois que vous prendrez un petit-déjeuner, pensez à Emma, pensez à votre cerveau : préparez-vous un « bon » œuf à la coque.