Qu’est-ce qui désynchronise nos rythmes ?

Nos rythmes cellulaires sont désynchronisés par un ensemble de causes trouvant leur origine dans des modifications « de société » auxquelles nous ne pouvons pas échapper.

Les sensibilités génétiques, les facteurs environnementaux et comportementaux (qualité et durée du sommeil, horaires de travail, stress, évolution des pratiques et produits agricoles, développement de l’industrie agroalimentaire, grignotages sucrés, nouvelles façons de préparer et cuire les aliments, essor des aliments à calories vides, déstructuration des repas…) et le vieillissement provoquent des désynchronisations.

Et la conséquence se traduit par une augmentation des altérations du microbiote, des colons irritables, de l’hyperperméabilité intestinale, des cancers, des ulcères digestifs, de l’inflammation et bien sûr de toutes le cortège de troubles accompagnant le syndrome cardio-métabolique (diabète, accidents cardio-vasculaires, hyper-tension artérielle, prise de poids…) (Konturek, 2011)

A partir de là, tout dépend de notre capacité à gérer le stress oxydant qui est alors induit. Ce stress oxydant est un processus directement relié à l’état de notre fonctionnement physiologique.

Stress = oxydation = inflammation = vieillissement = acidification. Mais aussi = vie !

Un organisme à la physiologie affaiblie sera rapidement débordé par un niveau ambiant même faible de stress. Inversement, pour résister aux agressions de notre environnement, pour contrôler notre expression génique, il nous faut mettre en avant toute la puissance protectrice et défensive possible. Cette puissance est directement issue des capacités opérationnelles de notre physiologie.

Dans le cas du diabète non insulino-dépendant, très lié au SCM, une grande révolution scientifique et médicale a complètement renouvelé, voire transformé notre vision de cette maladie.
La première complication du diabète est aujourd’hui et depuis quelques années perçue et reconnue à juste titre comme étant les accidents cardio-vasculaires.

Rappelons qu’on attend pas loin de 500 millions de diabétiques à horizon 2025 (contre moins de 100 millions en 2000 !).

Les diabétiques multiplient par 2 à 3 leurs risques cardiaques.

Aux US, un tiers des stents sont implantés chez des diabétiques.

Et si ça ne suffit pas pour convaincre, sachons que l’on a 60 % de risque de mourir d’une « crise cardiaque » quand on est diabétique…

C’est dans ce cadre que le « lifestyle » des diabétiques a été mis en cause.

Une étude américaine géante Look AHEAD (Action for Health in Diabetes) a été ainsi mise sur pied au début des années 2000.

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