L’influence des rythmes biologiques sur notre santé a été l’objet d’une véritable explosion de publications depuis quelques années.

Deux récentes et exceptionnelles nous intéresserons aujourd’hui.

Pourquoi ?

Parce que ce sont les premières méta-analyses (« analyses d’analyses ») publiées sur ce sujet.

La première concerne la nature, l’organisation et les interactions des horloges biologiques.
(WIERNSPERGER N., RAPIN J-R. Biological Clocks : Nature, Organization and interactions. J Endocrinol Metab.2011 ; 1(5) 209-214)

La seconde : les relations entre l’alimentation, les horloges biologiques et la santé.
(Food, Biological Clocks and Health : the Deadly Triangle ? Jean Robert Rapin, Nicolas Wiernsperger, J. Endocrinol. metab. 2011 ; 1(4):159-165)

Elles ont été publiées par deux chercheurs qui ont été associés au Diplôme Universitaire de Nutraceutique de la Faculté de médecine et pharmacie de Dijon que je dirige : le Docteur Nicolas Wiernsperger et le Professeur Jean-Robert Rapin.

Ces deux publications nous apprennent, nous révèlent l’importance encore beaucoup trop sous-estimée du lien étroit unissant les aliments, les cycles biologiques et les maladies métaboliques.

Ce qu’il faut retenir de toutes ces publications, c’est :
– qu’il existe une interaction entre les rythmes circadiens et le métabolisme.
– que la nourriture influence les rythmes.
– que des états pathologiques comme le syndrome métabolique ne sont pas simplement dus à une alimentation exagérée ou un manque d’activité physique.
– que la qualité des nutriments et leur moment de prise pourraient bien se révéler comme des éléments déterminants de la stabilité de notre métabolisme.

Et qu’en fin de compte, l’alimentation par sa qualité, sa quantité et l’heure des repas (ce que j’appelle la chronobotanique), représente un nouveau domaine de recherche de première importance pour la santé publique.

Ce qu’il est fascinant de retenir, c’est qu’un Syndrome Cardio-Métabolique (SCM) peut résulter en partie ou totalement d’un simple changement (généralement par décalage ou par affaiblissement) de nos rythmes cellulaires sans faire appel aux raisons classiques telles que la surnutrition et/ou la sédentarité.

Et qu’est-ce qui désynchronise nos rythmes ? Voir : « Bouclier chronobotanique et études scientifiques 2/5 ».