Dormir ! Je veux dormir !
C’est le cri du stressé !
Son profil chronobotanique est : « je me lève difficilement, et je dors mal »

Notre qualité de sommeil conditionne beaucoup plus qu’on ne le pense notre santé.

Cela rejaillit également sur notre comportement pendant la journée.

Un mauvais sommeil peut s’installer sans gêne environnemental : sans que des bruits de voisinage, de route, de train, d’avions ou de métro ne soient en cause. Sans que des ondes, des lumières ou même des odeurs parasites ne soient incriminables ou incriminées.

Un mauvais sommeil peut s’installer seul, sournoisement.

L’origine d’un mauvais sommeil peut être difficile à cerner mais elle répond toujours à une surcharge de stress, à un stress mal géré, à un niveau de protection contre le stress trop bas.

Quels sont les signes d’un mauvais sommeil ?

Voyons d’abord ce qui se passe la nuit :
– J’ai des réveils nocturnes : 2, 3… 10 fois par nuit ! (ce peut être sans raison ou à cause d’une gêne)
– J’ai des difficultés d’endormissement : je repasse ma vie à l’endroit, à l’envers, au passé, à l’avenir…
– J’ai un réveil très matinal (avant le lever du soleil… et le chant du coq !)
– Je n’arrive pas à trouver le sommeil lorsque je me déplace (voyage, avion, train…) même avec l’équipement du parfait touriste international (masque pour les yeux, bouchons dans les oreilles… et petit alcool pour détendre !)
– Je prends des médicaments somnifères (en général, c’est la seule réponse des thérapeutes « modernes » face à une plainte liée au sommeil… Ça ne règle rien en profondeur mais le résultat est apparemment là. Au moins pour un temps. Et avant que ça ne détraque quelque chose d’autre ailleurs…).
– J’ai des cauchemars et des rêves nocturnes interminables et angoissants (et dont je me passerais bien…) qui me réveillent la nuit et qui commencent à inquiéter mon entourage !

Voyons maintenant ce qui se passe le jour :
– Je deviens nerveux et irritable. Peut-être à cause de ma fatigue récurrente ?
– Je suis instable : j’ai la bougeotte, je n’arrive pas à me concentrer…
– Je m’inquiète pour un rien, je « stresse » à n’en plus finir… Et je n’arrive pas à me corriger…
– Maniaque, inutilement perfectionniste : voilà comment mes proches me définissent !
– Je suis long à démarrer ma journée. Il m’arrive même de me sentir bien qu’en fin de journée…
– Je n’ai envie de rien, même les plaisirs de la table me laissent indifférent…
– Sauf les aliments sucrés !

Ce dernier point souligne la profonde altération des rythmes biologiques. Quand on en arrive au réconfort sucré, c’est que les neuromédiateurs sont sacrément perturbés !

Arrivé à ce stade, ita missa est, la messe est dite : le stress est tellement mal maitrisé que c’est un jeu d’enfant de comprendre ce qui se passe !
L’hormone du stress, le cortisol, celle qui nous protège dans la journée et s’éteint la nuit est alors constamment stimulée.
Et c’est le drame pour notre corps !
Tout s’inverse : fatigue le jour, tension nerveuse la nuit !
Impossible de décrocher, de « lâcher prise » la nuit !

Comment intervenir avec la chronobotanique ?

La première approche doit être socio-comportementale : reprendre un rythme régulier avec l’aide des synchroniseurs des neuromédiateurs que sont le tryptophane et la tyrosine.

Se lever dès le réveil et ne pas trainer à essayer de se rendormir.

Pourquoi ne pas faire quelques minutes de footing ou d’exercice physique ?
C’est le meilleur moment pour perdre quelques grammes superflus en mettant à profit la fin de la lipolyse nocturne. En plus cela « réveille » !

Puis douche tiède ou froide dans la foulée !

Ensuite prendre un petit déjeuner chronobotanique avec de la tyrosine (en complément alimentaire) qui aidera à la synthèse de dopamine dès le matin.
Pas de céréales toutes prêtes, ni de confitures ou de viennoiseries !
Du fromage, des œufs, du beurre et un minimum de pain ou de porridge !
Et du thé bio ou des bio-infusions !

A midi, faire un repas chronobotanique.
Des aliments contenant des protéines (légumes secs, féculents, œufs, viande, poisson…) et des légumes, mais toujours pas de desserts gras et sucrés.
Et du thé bio ou des bio-infusions !

Au goûter, en fin d’après-midi, lâchons-nous sur un peu de sucre !
Des fruits, du chocolat, un gâteau, des graines…
Et du tryptophane pour assurer sérénité, effet coupe-faim pour le soir, diminution du cortisol circulant et préparation de la nuit (mélatonine).
Et des bio-infusions !

Ce sera alors un moment dynamique pour terminer les travaux de la journée et préparer l’emploi du temps du lendemain.

Le repas du soir sera léger, c’est-à-dire sans féculents, pain, pizza, pâtes, pommes de terre ou légumes secs mais avec légumes verts et poissons ou crustacés !
Surtout pas trop de glucides qui favoriseraient peut-être le sommeil au départ, mais provoqueraient ensuite une hypoglycémie avec souffrance du cerveau, cauchemars et diminution de sécrétion de l’hormone de croissance !
Vieillissement prématuré assuré !

Préparer la nuit par la relaxation (lecture reposante, discussion calme, sauna, douche chaude, étreintes passionnées ou méditation) et non pas l’excitation devant un écran (TV ou PC).
Boire une bio-infusion et au lit !
Si le sommeil n’arrive pas, se relever quelques minutes pour se recoucher ensuite.
Sans stress.

Et ça repart le lendemain matin !
Pas de grasse matinée qui briserait tout !