Fils de vigneron du Beaujolais, le célèbre physiologiste du 19ème siècle, Claude BERNARD, a établi les bases de ce qu’on appelle aujourd’hui l’homéostasie et qui est un principe physiologique reconnu.

On va voir en quoi il consiste et, surtout, ce qu’il convient d’en penser avec un œil chronobotanique.

Donc, selon Claude Bernard et ses descendants, le milieu des organismes est constant et tout changement, toute perturbation sera corrigée par une contre-réaction (un rétrocontrôle ou feed-back), permettant de revenir au niveau précédent.

Ainsi est née la notion de « constante biologique » que nous connaissons tous à la lecture de nos analyses biologiques : les taux de glucose (glycémie), de cholestérol, d’hormones, d’enzymes, de globules rouges, etc. seraient constants.

Toute variation de leurs taux serait due à une perturbation : un stress, un apport alimentaire ou un état pathologique.

Une contre-réaction de l’organisme doit normalement les ramener au niveau précédent la susdite perturbation.

Les travaux d’Alain Reinberg à partie de 1970 démontrent qu’il n’en est rien.

Toutes ces « constantes biologiques » varient selon des cycles.

L’amplitude des cycles peut s’étaler sur une fraction de seconde, une journée, une année, une vie…

Il devient ainsi plus correct de parler de « variables physiologiques » que de « constantes biologiques ».

En fonction de l’heure ou de l’âge, les résultats d’analyses sanguines ou biologiques peuvent devenir incomparables.

C’est pourquoi, si l’on veut pouvoir quand même interpréter correctement ces examens, il faut toujours les faire à la même heure.

C’est le cas de la glycémie (à jeun le matin), le cas du dosage du cortisol (au réveil), etc.

Certains auteurs classiques d’autrefois comme l’encyclopédiste-naturaliste romain Pline l’Ancien, avaient déjà remarqué les cycles de reproduction propres aux animaux.

D’autres s’étaient essayés aux cycles astraux : du mouvement « apparent » quotidien et annuel du soleil, à la mise en évidence de la précession des équinoxes selon un cycle de 36000 ans, en passant par le « mois » lunaire, l’étude des éclipses, le cycle de Vénus…

Nombre de ces rythmes envahissent, de façon plus ou moins explicite, les récits mythologiques, âmes de nos sociétés et de nos religions, récits où sont encryptés bien des messages et des mystères que nous n’avons pas encore tous résolus…

On définira ces cycles comme des boucles temporelles à rythme variable.

Ces cycles peuvent se superposer les uns aux autres : un cycle à périodicité quotidienne peut lui-même participer à un cycle rythmé sur une année.

Mais restons simple : ils sont l’âme de la Chronobotanique, ils sont l’expression de la vie.