En avalant selon mon conseil de l’huile de bourrache pour adoucir sa peau, Mathilde va chercher à avaler du GLA (Acide Gamma Linoléique) sans le savoir.

Ce GLA sera transformé par notre organisme en DGLA (Acide dihomo-gamma-linolénique).

Pour cette transformation, il faut des enzymes et des cofacteurs enzymatiques.

Pour les enzymes, consommer des protéines (chaine d’acides aminés) est nécessaires car elles sont constituées d’acides aminés. Et il faudra des co-facteurs enzymatiques.

Les co-facteurs sont comme les piles du lapin Duracell : ils activent les enzymes. Ce sont la plupart du temps des minéraux ou des vitamines.

Quels sont les co-facteurs nécessaires ici ? Principalement la vitamine B6, le zinc, le magnésium et le calcium.

Ensuite le DGLA est utilisé pour faire soit de l’acide arachidonique, soit des Prostaglandines de type 1.

L’acide arachidonique, on en mange déjà trop et il est toxique en excès. Nous allons donc agir en prenant des aliments ou compléments alimentaires contenant de la vitamine A et des oméga-3 (particulièrement EPA) qui inhibent la synthèse d’acide arachidonique.

Les Prostaglandines de type 1 (PGE1) seront, elles, fabriquées si on a assez de zinc et de vitamines B3 et C. Ces PGE1 sont anti-inflammatoires et bonnes pour l’immunité et la protection cardio-vasculaire.
Il faut les favoriser.

Conclusion :

Pour avoir une peau moins sèche, plus souple et douce, prendre de l’huile de bourrache est une bonne idée car son constituant original, le GLA, est un acide gras poly-insaturé qui va servir de constituant et, par ses propriétés structurelles, donner une souplesse à la membrane cellulaire et donc au tissu cutané.

Mais une partie du GLA servira à d’autres usages dans notre corps, et il faudra veiller à ce que ce soient de « bons » usages !

En clair : il faudra fabriquer un maximum de PGE1, et le moins possible d’acide arachidonique qui est pro-inflammatoire.

Comment faire ?

Prenons, en même temps que l’huile de bourrache, du poisson ou des compléments alimentaires riches en huiles de poisson (pour l’oméga-3 EPA), des aliments riches en magnésium, zinc, calcium, vitamine B3, B6, C (ou des compléments alimentaires) et des antioxydants (vitamine E, par exemple, qui protègera le GLA qui est un acide insaturé donc oxydable).

Sinon ?

Sinon nous fabriquerons de l’acide arachidonique pro-inflammatoire et aggraverons notre santé !

Donc : l’huile de bourrache est bonne pour la peau ?
Oui, mais associée aux oméga-3 et aux bons minéraux et vitamines.
C’est ça la chronobotanique : le meilleur des plantes (comme ici la bourrache) dans les meilleures conditions physiologiques.

Dernière chose et pas la moins importante : le stress (cortisol et adrénaline) et l’avancée en âge (vieillissement) ralentissent la fabrication de DGLA. Pour avoir une belle peau et ressentir pleinement les effets de l’huile de bourrache, nous devrons gérer notre stress et ne pas accélérer notre vieillissement en ayant un comportement (repos/activité et alimentation) synchronisé avec nos rythmes naturels. C’est ça aussi la chronobotanique : le meilleur des plantes en rythme avec le soleil !

Dans la troisième et dernière partie de « Chronobotanique, huile de bourrache et les bons oméga-6 », nous aborderons les domaines d’utilisation de l’huile de bourrache pour notre santé, notre confort et notre bien-être.