Mathilde a la peau sèche.

Je lui ai conseillé de prendre de l’huile de bourrache en capsules avec sa bio-infusion N°3 Eclat.

Si la plante « bourrache » est un grand dépuratif, son huile (extraite à partir de graines) contient en quantité un acide gras spécial, l’Acide Gamma Linolénique (GLA), qui lui confère d’autres propriétés complémentaires très intéressantes.

Mais ce GLA est un oméga-6 (qui dérive de l’acide linoléique) et on dit qu’on mange trop d’oméga-6 et pas assez d’oméga-3 : 20 fois trop !

Alors ? Y aurait-il de bons oméga-6 ?

Oui, car en réalité nous faisons un raccourci en amalgamant tous les oméga-6.

Il y a 2 catégories d’oméga-6 vraiment gênants pour notre santé et qu’il faut éviter :

– l’acide arachidonique que l’on trouve un peu partout mais en quantités notables dans les viandes et charcuteries issues d’animaux nourris aux tourteaux de céréales (et non nourris à l’herbe ou aux graines de lin)

– les acides gras TRANS qui sont créés lorsqu’on chauffe des oméga-6. On les trouve principalement dans la biscuiterie, la viennoiserie et la pâtisserie industrielles. (On en trouve à l’état naturel dans le lait de vache mais beaucoup moins).

On accuse généralement ces oméga-6 de toxicité pour le cœur et la circulation vasculaire lorsqu’ils sont en excès.

Pour éviter ces troubles de santé, commençons donc par préférer des viandes nourries à l’herbe (grass-fed, qui contiendront moins d’acide arachidonique) et à éviter au maximum biscuiterie et viennoiserie riches en acides gras Trans (mais aussi en sucres et en composés toxiques glyqués c’est-à-dire créés par les cuissons fortes).

Augmentons, par ailleurs, notre consommation d’oméga-3 : poissons et huiles végétales riches en oméga-3 (colza en priorité). Tournesol et maïs pour ne citer que ces 2, n’apportent que des oméga-6.

Mais un apport minimal en oméga-6 est nécessaire. Surtout si ce sont des « bons » oméga-6 comme l’acide linoléique qui est indispensable à nos cellules et le GLA dont nous parlons ici.

La chaine des oméga-6 est la suivante :

– Acide Linoléique que l’on trouve dans les huiles végétales
– Acide Gamma Linoléique (GLA) qui est en quantité dans l’huile de bourrache (et l’huile d’onagre)
– Acide dihomo-gamma-linolénique (DGLA). Le corps le fabrique à partir du GLA et il sert à fabriquer à son tour deux produits : l’un que l’on va chercher à favoriser (appelé Prostaglandine type 1), l’autre que l’on va au contraire chercher à freiner : l’acide arachidonique.
– Acide Arachidonique : on en a besoin dans le cerveau, les muscles et le foie. Mais pas en trop grande quantités car il devient toxique pour notre santé.

Comment faire pour fabriquer de la Prostaglandine type 1 et avoir une belle peau (et bien d’autres avantages) ?
La suite dans la deuxième partie de « Chronobotanique, huile de bourrache et les bons oméga-6 ».