Les neurotransmetteurs ou neuromédiateurs sont indispensables à notre bien-être.

Les neuromédiateurs permettent au cerveau de communiquer avec le reste du corps (et réciproquement…).

Sans eux, il n’y aurait pas de contraction musculaire, pas de respiration.

Sans eux, les hormones ne seraient pas délivrées.

Sans eux, nous serions incapables de voir, de penser, de comprendre, de se souvenir, d’éprouver des joies ou des peines…

De nombreuses substances jouent le rôle de neurotransmetteurs dans le cerveau.

Certaines sont directement utilisées à partir de l’alimentation quotidienne, par exemple l’acide glutamique ou la glycine, deux acides aminés issus des protéines.

Comment peut-on alors dénigrer le célèbre « On est ce que l’on mange » de la Grèce antique et son premier médecin, Hippocrate ? On le dénigre puisque le paradigme actuel ressemble plutôt à : « A chaque maladie, son médicament »…

L’alimentation influe sur notre santé.

Et les exemples affluent : d’autres neuromédiateurs ont des structures plus complexes, et les neurones les fabriquent à partir d’autres acides aminés, de minéraux ou de vitamines alimentaires !

Les neuromédiateurs ont de multiples fonctions, lorsque leur action est perturbée, nous voyons apparaître des troubles du comportement comme l’anxiété, la dépression, voire l’agressivité.
Il est possible de doser dans les urines ou le sang les produits de dégradation de ses neurotransmetteurs (traces de leur action dans le cerveau), ce qui permet d’avoir une idée des relations entre tel neurotransmetteur et tel comportement.

Il existe également des questionnaires santé, ciblés sur les comportements, pour définir les éventuels déséquilibres (Questionnaires DNA -pour Dopamine, Noradrénaline, Adrénaline- par exemple).

Les neurotransmetteurs ont des durées de vie très courte, ce sont « les papillons de l’âme » du grand biologiste Santiago Ramón y Cajal, père des neurosciences modernes, qui écrivait en 1917 : « Comme l’entomologiste en quête de papillons aux couleurs vives, mon attention cherchait, dans le jardin de la matière grise, des cellules aux formes élégantes et délicates, les mystérieux papillons de l’âme. »

Nous lui devons aussi cette description botanique du cortex cérébral : « Il est semblable à un jardin rempli d’arbres innombrables, les cellules pyramidales, qui peuvent multiplier leurs branches grâce à la culture intelligente, envoyer leurs racines plus profondes et produire des fleurs et des fruits plus exquis tous les jours ».