La testostérone est la principale hormone androgène. C’est un dérivé du cholestérol et de la DHEA.Les androgènes sont des « stéroïdes anabolisants » car ils ont un effet stimulateur direct sur la synthèse protéique dans le muscle. les androgènes stimulent la sécrétion de l’hormone érythropoïétine (EPO) par les reins ; c’est essentiellement pour cette raison que les hommes ont plus de globules rouges que les femmes.

La testostérone est sécrétée essentiellement par les testicules, mais aussi par les glandes surrénales (ce qui explique que les femmes en aient aussi un peu !).

Un niveau constamment élevé de cortisol (stress chronique) provoquera un épuisement des surrénales : la production de DHEA, matière première à partir de laquelle le corps peut fabriquer les androgènes et les estrogènes, baissera. Et donc la testostérone s’effondrera !

La baisse des concentrations de testostérone chez l´homme est associée à une diminution de la fonction sexuelle, une perte d´énergie, d´une altération de la qualité de vie et une baisse de la densité minérale osseuse. La testostérone a un impact très important sur les fonctions neurologiques et sur l’humeur, particulièrement sur les sentiments de confiance, d’enthousiasme et le comportement en général. L’homme devient « ronchon » quand elle baisse !

Chronobotanique : Les flavonoïdes sont des substances antioxydantes qu’on retrouve dans les fruits et légumes. Certains flavonoïdes comme la quercétine ou l’acide caféique, permettraient d’augmenter le taux de testostérone chez l’homme en inhibant sa destruction. Les aliments les plus riches en quercétine sont le thé vert, les raisins rouges, les pommes, les oignons rouges, les légumes verts et les agrumes.

La baisse de la testostérone avec l’avancée en âge (à partir de 40 ans…) est associée à une diminution de la masse musculaire et de l´insulinorésistance. L’absence d’activité physique accélèrent la chute ! L’excès de sport aussi !

Déclin cérébral et déclin cognitif accompagnent la baisse de testostérone. Mais c’est réversible. Les thérapeutes spécialisés dans la lutte contre le vieillissement utilisent souvent la testostérone (après avoir vérifié l’absence de problèmes cardio-vasculaires et de cancers en évolution particulièrement) par voie orale ou transdermique. La testostérone ne devrait pas provoquer de cancer de la prostate : pour preuve l’incidence du cancer de la prostate augmente avec l’âge alors que le taux de testostérone baisse !

La principale manifestation de la chute de testostérone est la baisse du désir sexuel (libido) et des capacités d’érection. Certains médicaments (statines…) accélèrent cette chute en diminuant la fabrication de cholestérol par le foie… Cela a été qualifié de crime sexuel parfait car l’impuissance ne frustre pas l’homme sans libido… et réciproquement ! http://michel.delorgeril.info/cholesterol/cholesterol-et-vie-sexuelle/un-crime-sexuel-presque-parfait-statines-contre-cholesterol

La ménopause des femmes est d’apparition brutale. Chez l’homme tout est lent, donc plus difficile à repérer…

Avoir peu d’activité physique, dormir peu, se coucher très au-delà de minuit (donc ne pas respecter notre horloge biologique !) accélère la chute de la testostérone. Mais le point central reste l’alimentation !

Chronobotanique : la testostérone vient du cholestérol et il faut en avoir suffisamment pour pouvoir la fabriquer. Les spécialistes du vieillissement estiment qu’un taux de cholestérol à 2 g est un bon niveau. Les œufs sont une excellente source de cholestérol (le jaune non cuit). Evitons les produits sans cholestérol ! Mais n’en abusons pas non plus : cela doit rester dans le cadre Chronobotanique !

Les glucides et les sucres sont mauvais pour la testostérone car ils provoquent trop d’oxydation : les stérols sont oxydés, les mitochondries marchent mal, les artères sont bouchées…
La viande contient pas mal de glutathion, utile à la détoxification cellulaire et des protéines complètes indispensables pour construire les fibres musculaires, de la vitamine B9, majeure pour réparer notre ADN, etc.

Ne mangeons pas trop de protéines lourdes en vieillissant, car ceci sollicite beaucoup notre digestion. Les reins ne craignent rien en revanche.

Un jeûne intermittent peut stimuler notre testostérone. Attention : un jeûne long aura un effet négatif.