Les œstrogènes sont des hormones nécessaires à la première phase du cycle menstruel pour la maturation de l’ovule. Ils sont responsables des formes féminines et stimulent les sécrétions vaginales. Il est nécessaire que le taux d’œstrogènes soit contrebalancé par la progestérone en quantité suffisante afin d’installer l’harmonie hormonale.

Les œstrogènes regroupent trois hormones : l’estradiol, la plus importante, produite surtout pendant les années de reproduction ; l’estriol, produit surtout pendant la grossesse ; et l’estrone, dominante lors de la ménopause.

Les œstrogènes sont dopaminergiques.

La progestérone est produite principalement par le corps jaune après éjection de l’ovule. C’est l’hormone qui prépare l’utérus à accueillir l’ovule fécondée. Lors de cycles anovulatoires (dont la fréquence augmente vers la cinquantaine), la production de progestérone diminue.

La progestérone est une hormone équilibrant les estrogènes dans une interaction dynamique. Elle est présente avec les estrogènes pendant les cycles menstruels et la reproduction.

La progestérone est une hormone agissant sur le système nerveux, elle protège les neurones et provoque une régénération nerveuse.

La progestérone est une pro-hormone stéroïde, qui peut se convertir en d’autres stéroïdes pour accroître son pouvoir cérébral.

La progestérone a un effet particulier sur le GABA (neuromédiateur du calme), c’est pourquoi elle est sédative, anxiolytique et antidépressive. Elle est apaisante par ses effets sur le système nerveux parasympathique.

La progestérone a une interaction directe avec le cortisol au niveau des récepteurs (ils sont semblables), mais le cortisol sort gagnant. C’est pourquoi en cas de stress (sécrétion de cortisol), les effets bénéfiques de la progestérone sont diminués : cycles menstruels perturbés, anxiété, angoisse, burnout… conduisant à des maladies métaboliques : cancer…
Le stress est l’ennemi n°1 du système hormonal !

Chronobotanique :
– plantes à effet progestérone-like : gattilier, alchemille, onagre…
– plantes à effet œstrogène-like : cimicifuga, sauge, houblon, courge, luzerne, trèfle rouge, soja…
– plantes à effet antigonadotrope : gremil…
– plantes à effet stimulant de la circulation générale et cérébrale en particulier : hamamélis, vigne rouge, fragon, ginkgo biloba, petite pervenche…

L’effet des phyto-œstrogènes (isoflavones présentes dans le soya, lignanes dans les graines de lin…) est théoriquement similaire mais plus faible que celui des œstrogènes naturels. Ils prennent la place des œstrogènes sur les « récepteurs » cellulaires qui sont sensibles à leurs effets. À la ménopause, ils permettent de lutter contre les bouffées de chaleur.
Les xéno-œstrogènes proviennent de l’environnement (pesticides…) et sont des perturbateurs endocriniens. Ils dérèglent l’équilibre des hormones sexuelles. Voici les principaux, grands « chouchous » des médias : Atrazine (herbicide), BPA et BPS (Bisphenol A et S), DDT (interdit en 1972), Dioxin (déchet de combustion), Endosulfan (insecticide), PBB (Polybrominated biphenyls), PCB (Polychlorinated biphenyl), phthalates…

Les seins douloureux indiquent un rapport œstrogène/progestérone déséquilibré (trop d’œstrogène ou pas assez de progestérone).

Les troubles de l’humeur signalent un manque relatif d’œstrogènes.

Ostéoporose, ménopause et femmes rondes : à la ménopause, il n’y a plus d’œstrogènes et le fait d’avoir un peu plus de graisses supplémentaires permet de fabriquer d’œstrogènes (par le biais d’une enzyme appelée aromatase) et souvent les femmes un peu plus rondes ont moins d’ostéoporose car elles continuent à fabriquer des œstrogènes à partir des graisses…