Quelques symptômes d’une insuffisance de la thyroïde :
– Sécheresse et irritation cutanée
– Peau jaune (fixe trop le bêta-carotène)
– Perte de cheveux devenus secs et fragiles
– Toujours froid alors que l’entourage a chaud
– Prise de poids lente et progressive
– Baisse de tonus – fatigue : difficultés au réveil, besoin de dormir, même la journée
– Rétention d’eau (gonflement) : visage (surtout les yeux), mains, chevilles, pieds
– Problèmes de mémoire
– Dépression
– Voix rauque
– Légère augmentation de la pression artérielle
– Augmentation du taux de cholestérol
– Ralentissement global
– Diminution de la libido
– Constipation
– Pâleur
– Diminution de la sueur
– Paresthésie (des « fourmis » dans les mains ou les pieds)
– Crampes, douleurs musculaires,
– Bradycardie
– Diminution de la pilosité…

Souvent les douleurs musculosquelettiques accompagnent une dysfonction thyroïdienne.

Les personnes souffrant de fibromyalgie ont une élévation de l’ACTH et du cortisol, des baisses d’IGF-1 (hormone de croissance) et de triodothyronine (T3), des valeurs élevées de FSH et des taux bas d’estrogènes.

Un hypothyroïdisme devrait être recherché chez les patients dépressifs (ainsi qu’un dosage de la ferritine d’ailleurs…).

Les hormones thyroïdiennes favorisent et accélèrent la remyélinisation : elles exercent un effet neuroprotecteur sur la pathologie axonale.

La conversion du bêta-carotène (pro vitamine A) en 2 molécules de vitamine A (rétinol) est accélérée par la thyroxine. La couleur caractéristique jaune de la peau rencontrée dans l’hypothyroïdie est due à un hyper beta-caroténémie.

Il faudrait vérifier chez les femmes présentant une infertilité ou des dysfonctionnements ovulatoires ne souffrent pas d’hypothyroïdie.

Aliments apportant de la Tyrosine (acide aminé dérivé de la phénylalanine) : tous les produits animaux, y compris les produits laitiers et les œufs. Parmi les végétaux, citons : l’avocat, le potiron, les graines de sésame, la noix de cajou, les bananes et toutes les céréales et légumineuses.

Sources d’iode (élément trace abondant dans tous les produits de la mer) : les poissons de mer (sardines…) et les crustacés et mollusques (huitres, moules…), les algues, le sel marin iodé. De façon anecdotique, on en trouve aussi dans les radis, les oignons, les champignons, les navets, l’ananas, le blanc d’œuf…

Parmi tous les organes, la glande thyroïde de l’homme a la plus grande concentration en sélénium.

Très récemment, il a été reconnu que le zinc pouvait jouer un rôle important dans le métabolisme des hormones thyroïdiennes (en particulier la transformation de la T4 en T3).

Une déficience en fer perturbe aussi la synthèse hormonale thyroïdienne.

Une insuffisance d’apport en manganèse et en molybdène affecte la croissance et le métabolisme hormonal thyroïdien.

Les vitamines B1, B2 et B8 interviennent dans le métabolisme énergétique lié aux hormones thyroïdiennes. Car derrière la thyroïde, il faudra aussi penser « mitonchondrie » : c’est notre usine énergétique actionnée par les hormones thyroïdiennes.

Ce sera l’objet d’un article « Chronobotanique et mitochondrie ».