1. L’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien :

A la suite d’un stress, les zones associatives corticales et limbiques (hippocampe et amygdale) du cerveau sont activées par des signaux sensoriels.

Elles envoient des informations nerveuses vers les neurones hypothalamiques.

Ces neurones synthétisent le CRH, peptide qui va être libéré dans le sang, où il va agir via des récepteurs spécifiques sur les cellules endocrines fabriquant l’ACTH.

L’ACTH va être à son tour libérée dans le sang pour atteindre une petite glande endocrine située au-dessus du rein, la surrénale, dont la partie corticale (externe) synthétise les corticoïdes, tels que le cortisol.

Le cortisol agit sur ses organes cibles comme le système immunitaire ou les muscles dans lesquels il produit des effets métaboliques qui aboutissent, avec la stimulation rapide nerveuse à l’origine d’une libération d’adrénaline et de noradrénaline, à la production de glucose à partir de glycogène, permettant ainsi à nos muscles d’avoir l’énergie suffisante pour réagir.

2. Le système nerveux autonome (SNA) :

Le système nerveux autonome (SNA) ou système nerveux végétatif (SNV) est la partie du système nerveux périphérique qui contrôle les activités viscérales afin de maintenir l’homéostasie.

Ce système comporte deux systèmes : le sympathique (actions et situations d’urgence) et le parasympathique (récupération et digestion).

Le SNA contrôle la stabilité du milieu interne par l’intermédiaire de neurones moteurs innervant les muscles lisses, le muscle cardiaque et les glandes.

Il est appelé SNA car ses activités échappent au contrôle volontaire.

Il régule les fonctions des organes internes de l’appareil circulatoire et respiratoire en les adaptant aux besoins du moment.

Il contrôle différentes fonctions du corps comme la pression artérielle, la température, la fréquence cardiaque…et intervient dans les comportements émotionnels, ainsi que les fonctions de mictions, soif, toux…

Il maintient donc l’équilibre intérieur (homéostasie) en assurant la constance du milieu dans lequel baignent les cellules.

C’est un système réflexe, involontaire, car ses mécanismes inconscients ne nécessitent pas l’intervention de la volonté. Il est le système moteur viscéral du fait de la localisation de la majorité de ses effecteurs.

3. Le cerveau :

Le cerveau est l’organe le plus important du corps humain, il est le centre de commandement du système nerveux, il a le contrôle de tous les organes de l’organisme, des fonctions motrices et cognitives et de la production hormonale. Il est constitué de cellules cérébrales et de neurones qui reçoivent et transmettent les informations.

Il comporte 3 niveaux :
– reptilien = siège de l’instinct
– limbique = siège de l’émotion
– néocortex = siège du raisonnement

Le cerveau reptilien gère notre survie, c’est lui qui va nous faire puiser dans nos ressources intérieures pour agir dans l’extrême urgence. Cerveau primitif qui assure la sauvegarde de l’individu et de l’espèce (survie, reproduction et conservation du territoire), il agit uniquement sur le plan inconscient.

Le cerveau limbique est le siège de notre créativité, de notre côté intuitif. Il agit sur le plan inconscient et conscient. C’est le centre des émotions, des pulsions et de l’affectivité, mais il joue aussi un rôle cognitif dans le processus de la mémoire. Il est imperméable à toute logique.

Le néocortex est le siège du raisonnement, c’est lui qui nous permet de faire des rapprochements entre les éléments distincts, de les comparer, de synthétiser et d’analyser toutes situations. Il agit uniquement sur le plan conscient. Il représente la conscience, la capacité symbolique, le langage et la base de la pensée abstraite.

4. Le système immunitaire :

Le stress, dépendant de son type et de sa durée, peut provoquer une baisse sélective des défenses du système immunitaire. Plus le stress se chronicise, plus les mécanismes cellulaires complexes, normalement mis en action dans la lutte contre les maladies, sont altérés.

Par conséquent, le surmenage rend l’organisme plus vulnérable aux maladies ou en prépare le terrain.

5. Le microbiote :

Et puis, à la croisée des 4 précédents systèmes, le microbiote…

A suivre dans « Par où passe le stress ? 2/2 »