Pour des raisons que j’ignore, une alimentation avec une proportion notable (par rapport aux recommandations officielle) d’aliments réputés protéinés est considérée par une catégorie de « conseillers en nutrition » comme systématiquement « à risque » pour les reins, le système cardio-vasculaire ou les cancers.

Le problème, c’est que toutes les recommandations de santé vont vers une diminution des aliments riches en glucides. Et que si on diminue les glucides, mécaniquement les graisses et les protéines vont monter. On n’a pas le choix !

Est-on alors promis aux « risques » de santé ? Ce serait contradictoire !

Ces « conseillers en nutrition » seraient-ils bien mal informés ? La vérité scientifique leur passerait-elle au-dessus de la tête ? Ou bien ne savent-ils pas lire ou pire, pas comprendre, ou, horrible !, font-ils volontairement une mauvaise exploitation des publications spécialisées pour défendre leurs « concepts » ?

Par exemple, si on lit qu’un régime végétarien à faible teneur en glucides est associé à un risque moindre de mortalité toutes causes confondues par rapport à un régime alimentaire avec viande et pauvre en glucides, faut-il accuser les protéines de tous les maux ?

La réalité physiologique est nette : les effets sur la santé d’un régime pauvre en glucides dépendent de la qualité des protéines et des graisses, ET DU MOMENT DE LEUR INGESTION !
C’est la qualité de l’aliment et son moment de prise qui sont les plus importants.

Déjà, il convient de ne pas se laisser guider sur la valeur unique des calories. Les calories ne renseignent pas sur une qualité nutritionnelle mais sur un potentiel énergétique. Ce n’est pas la même chose, loin de là !

Les sources de calories sont les protéines, les glucides et les lipides (ou graisses).

Il nous faut un certain nombre de calories par jour, à répartir dans ces trois sources qui sont elles mêmes mélangées dans un aliment.

L’eau ne contient pas de calories.

C’est la combinaison des aliments au cours de nos repas qui nous nourrit.

Tout l’art du « conseiller en nutrition » devrait être d’organiser ces combinaisons et ces repas de façon à satisfaire notre organisme en fonction de ses besoins (métabolisme de base, activité…) pour garantir notre santé.

Le vieux médecin grec, Hippocrate, est souvent appelé à la rescousse, à juste titre, près de 2500 ans après avoir dit : « Que ton aliment soit ton médicament ».

C’est un credo qu’il faut mettre en pratique. Et c’est de moins en moins facile avec les aliments raffinés ou transformés, les pesticides, les additifs…

Et il faut tenir compte de nos variations personnelles : âge, hormones, états transitoires (grossesse, méno- ou andropause, sport, tabac…), stress…

Notre organisme a besoin d’être stimulé en permanence (une absence de stimulation deviendra alors une stimulation !) : c’est pourquoi il faut éviter la monotonie.
Monotonie des aliments et monotonie du rythme des repas : de temps en temps un « festin » ou, plus familièrement, un « gueuleton » font du bien !
De même qu’un jeûne court (ou jeûne intermittent).

La Chronobotanique, véritable alimentation naturelle, tient compte de tout cela.