Au Moyen Âge, la cire d’abeille est utilisée pour l’éclairage des grandes demeures et des églises.

Le commun utilise des torches de résine, des lampes à huile ou des chandelles de suif pour s’éclairer.

Les païens brûlaient paraît-il déjà des cierges de cire en offrande, et les cierges étaient utilisés sur les autels des premiers chrétiens pendant la célébration des offices divins.

Ils associaient peut-être ainsi symboliquement la flamme des cierges en cire d’abeille à la chair de Jésus-Christ né d’une mère vierge.

L’Église adopta cette coutume dès les premiers temps de sa fondation, et vers le quatrième siècle, les cierges commencèrent à être employés dans un but rituel.

Longtemps la cire a été produite par ou pour des établissements religieux.

Ainsi investie d’une fonction double, éclairante et sacrée, la cire conserve encore aujourd’hui une petite place dans les règles liturgiques catholiques.

Cette place, autrefois majeure, la cire la devait à la pureté de la lumière qu’elle donne en se consumant, sans dégagement ou presque de fumée.

De là le symbolisme « virginal » qui s’empara de la cire et plus largement des cierges, dont l’exemple le plus abouti est le Cierge Pascal, représentation du Christ ressuscité « qui dissipe les ténèbres du monde ».

Ce cierge (qui n’avait autrefois pas de mèche) servait de registre calendaire : toutes les fêtes mobiles de l’année étaient gravées sur cette colonne de cire.

Cierge et cire sont devenus des moyens symboliques de protection, et les folkloristes ont relevé nombre d’emplois à visées prophylactiques.

« Les cierges bénits à la Chandeleur étaient conservés à la maison, pour être allumés pendant les orages pour se préserver de la foudre, au chevet d’un moribond, et notamment pendant l’administration des derniers sacrements. »

Certains usages sortent carrément du monde religieux officiel pour rejoindre celui bien mystérieux de la sorcellerie et de la voyance, comme cela est bien connu pour les figurines de cire…