En dehors, de la génétique qui est impliquée (en mangeant de la même manière certains individus et pas d’autres développent un syndrome métabolique) et des mauvaises habitudes alimentaires, il existe une hypothèse (ce n’est pas la seule !) concernant le rôle du fructose.

Ingéré en petites quantités, le fructose est transformé au niveau de l’intestin en glucose qui est assimilé.

Par conséquent il n’y a pas de fructose circulant.

Administré en quantité plus importante, le fructose est assimilé et entre en compétition avec le glucose pour entrer dans les cellules.

Le passage du fructose du plasma dans les cellules est lent et on parle d’empoisonnement des canaux du glucose (Glut1 ubiquitaire et non sensible à l’insuline).

Dans ces conditions le glucose ne pénètre que peu dans les cellules ce qui se traduit par une hyperglycémie plasmatique.

Les glut1 sont plus exprimés, c’est-à-dire qu’ils sont beaucoup plus nombreux chez les sportifs et l’activité physique est par cette voie un des meilleurs remèdes du syndrome métabolique.

Dans l’alimentation actuelle, les apports en fructose sont de plus en plus importants.

Tous les jus de fruits du commerce, les sodas, les cokes, les plats tout préparés, les desserts contiennent du saccharose et par conséquent du fructose à 50% et du glucose à 50%
Expérimentalement chez le rat, l’administration dans l’eau de boisson de fructose à 5%, entraîne un syndrome métabolique.

En augmentant la concentration de fructose (10%), on obtient, toujours expérimentalement, un diabète de type II (non insulino-dépendant).

La chronobotanique préconise la prise de fructose uniquement sous forme d’aliment : comme les fruits par exemple dans lesquels le fructose est sous une forme naturelle entourée de co-facteurs d’assimilation qui le rendent moins néfaste.