La classification du vivant, animal ou végétal, est en constante évolution à mesure que progresse notre savoir scientifique.

Carl Von Linné (1707-1778) a mis en place une nomenclature avec un nom de Genre et un nom unique d’espèce en latin.

Cette classification est basée sur l’observation des particularités anatomiques, chimiques des plantes : le nombre et la disposition des étamines et des carpelles au sein de la fleur, la présence de certains glucides caractéristiques… Elle a évolué avec des noms de naturalistes ou de villes ou des caractéristiques gustatives en rapport avec les plantes…

Classons le Pissenlit.

Le Pissenlit dent-de-lion (Taraxacum campylodes, autrefois Taraxacum dens-leonis) possède des chloroplastes qui lui permet d’effectuer la photosynthèse : c’est une plante.

Il a des vaisseaux véhiculant sa nourriture, la sève. C’est un végétal vasculaire par opposition aux algues et aux mousses qui fonctionnent sans vaisseaux.

Il fait des fleurs et se reproduit par graines. C’est une plante à graines par opposition aux fougères et aussi la prêle que nous retrouverons plus tard (elle n’a pas de fleurs mais des spores).

La graine de pissenlit est en fait un petit fruit avec la vraie graine au milieu. Le Pissenlit fait partie des Angiospermes, c’est-à-dire des plantes avec graine protégée par un fruit, par opposition aux Gymnospermes, les plantes à « graines nues » (conifères : sapins, épicéas).

Après, la classification se fait sur le nombre de cotylédons du germe, ou/et les particularités du pollen, ou/et le type de sucre de réserve de la plante (amidon, inuline…), ou/et le nombre et la forme des fleurs, ou/et de son goût (ici Taraxacum dérive de l’arabe signifiant « herbe amère »), ou/et la forme des feuilles (en forme de dent de lion ou de virgule -campylo en grec- pour le pissenlit), ou/et l’action physiologique (Pissenlit : ça dit bien ce que ça veut dire…), etc. Ça devient très compliqué !

Des classements par tri des gènes existent aussi : c’est encore plus compliqué !

En général on s’arrête au nom de l’espèce mais certaines plantes comme le pissenlit (ou la lentille) sont très polymorphes et il y a des sous-espèces, des variétés, des lignées, etc.
Il existe de multiples formes intermédiaires entre chaque espèce officiellement reconnue.

La classification est une invention humaine qui a des difficultés à faire rentrer toutes les capacités d’adaptation des plantes dans des cases !

Mais on doit l’utiliser ! C’est ce qui garantit une qualité de bio-infusion !