Exceptionnel !

Un raisonnement en vogue dans le milieu scientifique est en train de révolutionner la face (ou plutôt) le ventre…) du monde !

De quoi s’agit-il ?

Une vraie pièce de théâtre : une scène d’exposition, le nœud de l’action avec des conflits, des péripéties, des rebondissements qui maintiennent l’intérêt et le suspens, puis le dénouement !

Acte 1 : Notre flore intestinale joue un rôle actif sur notre prise, ou non, de poids.
Plusieurs espèces de germes de notre microbiote semblent protéger de la prise de poids. Leur point commun ? Elles sont toutes productrices d’un petit acide gras (un acide gras à chaîne courte, appelé acide butyrique).

Acte 2 : Quand nous jeûnons, même brièvement, c’est-à-dire dès que nous sautons un repas, notre corps brûle ses graisses de réserve (nos bourrelets…).

Acte 3 : Lorsque nous jeûnons, un peptide est sécrété dans notre corps pour enclencher la dégradation de nos réserves de graisse dans le tissu adipeux blanc et le foie.
Le tissu adipeux blanc ce sont nos réserves de graisse sous-cutanées au niveau des fesses, du ventre, des hanches, des cuisses, des seins.

Acte 4 : La qualité de la flore intestinale influe sur la sécrétion de ce peptide appelé FIAF (Fasting Induced Adipose Factor).
La théorie scientifique n’est pas encore très claire quant à l’explication des mécanismes depuis l’article d’invention du FIAF (Kersten S, Mandard S, Tan NS, Escher P, Metzger D, Chambon P, Gonzalez FJ, Desvergne B, Wahli W. Characterization of the fasting-induced adipose factor FIAF, a novel peroxisome proliferator-activated receptor target gene. J Biol Chem. 2000 Sep 15;275(37):28488-93.). Tentons quand même d’y voir clair !

Acte 5 : Comment agir en pratique sur la flore intestinale et SURTOUT dans le bon sens : augmenter sa sécrétion de FIAF ?
La solution empirique classique passe par les probiotiques, les prébiotiques, les correcteurs du microbiotes (anti-inflammatoires intestinaux, vermifuges…). Avec des résultats aléatoires et variables…

Acte 6 : Une solution révolutionnaire se dessine !
Les germes producteurs de FIAF (et donc les germes qui nous font maigrir) se nourrissent d’acides gras « chaine courte » (AGCC). Si on veut les favoriser et donc favoriser la sécrétion de FIAF qui déloge notre gras (et l’empêche de se fixer), il suffit de leur en apporter au bon moment. Notre flore deviendra majoritairement productrice de FIAF.
Quel est le bon moment pour apporter des AGCC ? Un moment où les germes ont faim, un moment où en nourrissant les uns, on affaiblira les autres. Le seul bon moment sera celui du jeûne physiologique de notre organisme : le matin au lever.

Epilogue : En apportant des acides gras à chaîne courte le matin, uniquement ce type d’aliment, uniquement le matin à jeun, on va modifier jour après jour notre flore et l’enrichir en germes sécréteurs de FIAF au dépend des autres. Et nos graisses blanches disparaitront !

Séduisant, isn’t it ?

PS : Cela me rappelle les bons conseils de mon maître, le Professeur Jean-Robert Rapin, qui préconisait, sans savoir tout ça mais avec une autre démarche conceptuelle, un lavement au butyrate de sodium dilué. Pourquoi ne pas imaginer coupler les deux pour modifier plus vite la flore ?

PS bis : Chez un diabétique cela risque de ne pas marcher aussi bien car le propre du diabétique est de se trouver en hyperglycémie le matin : il ne sera donc pas « à jeun » et n’aura pas affamé sa flore. Donc ses « mauvais » germes ne seront pas affamés et empêcheront les bons de proliférer… A essayer quand même car il semble qu’en changeant d’un coup la flore des diabétiques (par « greffe » directe de bonne flore…) ça marche… Donc, même en y allant moins brutalement (= par l’alimentation), on a l’espoir d’une amélioration !

PS ter : Les prédateurs dévorent d’abord l’intestin de leurs victimes. Intestin = probiotiques, prébiotiques et acides gras courte chaine.

PS quater : Le danger avec ces programmes restrictifs en sucres et glucides (et les programmes IG bas, etc.), c’est la sensibilisation ou même l’hypersensibilisation des récepteurs (et du pancréas) aux sucres qu’ils induisent. Le risque ? Si on dérape : migraines, maux de ventre, hypoglycémies réactionnelles et… reprise de poids ! Préférons un programme alimentaire physiologique et naturel qui respecte les rythmes du soleil et les nôtres : la chronobotanique !