Les fruits sont l’une des nourritures primitives de l’homme.

Etaient-ce les mêmes qu’aujourd’hui ? Difficile de répondre, aussi bien sur la variété que sur la qualité…

Ils sont riches en vitamines, en fibres, en eau, en minéraux, mais ce n’est pas une raison pour en manger des kilos. Il n’y a pas de gras (sauf l’avocat, l’un des très rares fruit à être gras !), ni de protéines.

Les fruits sont aussi riches en un polymère du fructose. Le fructose remplace le glucose avec un apport énergétique moindre et d’autres inconvénients.

Certes le fructose dans les fruits est dans le meilleur environnement physiologique qui soit : en clair c’est dans les fruits que le fructose nous provoque le moins d’effets secondaires délétères pour notre santé.

Des recherches récentes ont permis de faire l’hypothèse suivante : lorsqu’on absorbe une petite quantité de fructose, celui-ci se transforme en glucose assimilé très vite. Pas de problème car le glucose est notre sucre physiologique de référence : on sait s’en débrouiller (facilement jusqu’à 60 grammes par jour environ, plus difficilement au-delà quand même !).

En revanche, une consommation élevée de fructose entre en compétition avec le glucose et limite son entrée dans les cellules. Et les rats soumis à un régime concentré en fructose (et glucose) déclenchent à court terme un diabète. Le fructose est très glyquant : il dénature les récepteurs de nos cellules et même nos hormones !

Nous ne sommes pas des rats, mais pensons tout de même que la quantité de fructose qu’ont ingérée quotidiennement ces aimables rongeurs n’est l’équivalent pour nous que de l’ingestion quotidienne d’un litre (ce qui en fin de compte n’est pas exceptionnel…) d’une boisson gazeuse « brune » bien connue qui se vend à plus de 2 milliards de canettes par jour… Et qui est fabriquée de plus en plus à partir de sirop de glucose-fructose plutôt que de sucre de canne pour des raisons économiques…

Par conséquent, la consommation de fruits est un plaisir pour notre santé, mais restons raisonnable sur la quantité. Et prenons-les en accompagnement d’un repas ou dans l’après-midi.
Pris à des heures où l’insuline est hyperactive, le matin en particulier, s’ils sont pris seuls, en dehors de tout autre aliment, comme par exemple seuls constituants du petit-déjeuner, les fruits risquent à la longue de déclencher une fatigue du pancréas avec hyperglycémie, puis stockage, puis fringale et ainsi de suite. Et avec une prise de poids associée…

Des populations actuelles se nourrissent de beaucoup de fruits, en particulier dans les régions tropicales où ils abondent. Les fruits donnent des silhouettes « voluptueuses » : un imposant « bonda » comme disent les Guadeloupéens !

Cependant, à l’heure du goûter, les récepteurs d’insuline mis au repos physiologique forcé ne vont pas entraîner les mêmes inconvénients : c’est donc essentiellement entre midi et la fin d’après-midi que l’on peut consommer des fruits en dehors des repas pour profiter de leurs vitamines.

Tous les fruits de saison sont bons !

La banane et les figues sèches, d’ailleurs presque tous les fruits secs, sont très caloriques : on peut les réserver avant ou pendant des périodes d’efforts sportifs intenses. Sinon, nous prendrons des kilos…

Attention : quand on fait un jus de fruit, son fructose (polyfructose) en chaîne se transforme en quelques heures en un fructose libre toxique pour l’organisme. Préférons les jus de fruits frais aux jus préparés de façon industrielle pour éviter que le fructose soit totalement libéré (= pour éviter l’hydrolyse de glucide à longue chaîne – polyfructose – en fructose libre).