Source de ces « gras » qui préviennent le matin la formation de triglycérides dangereux pour votre santé et votre ligne, par rétrocontrôle sur la fabrication d’acides gras par le foie à partir des sucres, il doit impérativement s’inviter à la table de notre petit déjeuner. Mais peut être présent à titre marginal dans les autres repas.

Il contient de la vitamine A et des vitamines D, K et E. Ne l’oublions pas, mais ne « tombons » pas non plus à bras raccourci dans le pot (ou la plaquette) de beurre (salé ou non).
En général, autour d’une dizaine de grammes nous suffisent largement. Au-delà de 20 grammes, ce peut être trop d’énergie emmagasinée : attention au stockage (prise de poids).

Inutile aussi de choisir le beurre en version allégée car nous n’avons que faire d’ingurgiter des additifs qui intoxiquent notre organisme.

Le vrai beurre de baratte a une saveur de noisette incomparable. Faisons-nous plaisir !

Méfiance pour les « beurres tendres » qui sont des beurres centrifugés et débarrassés de très utiles acides gras à chaine moyenne : tout ça pour avoir un beurre tartinable à la sortie du frigo (pour nous en faire consommer plus ?). C’est d’autant plus mesquin de la part des industriels laitiers que ce traitement n’est signalé nulle part sur l’emballage ! Donc à éviter.

Le beurre clarifié (ghee en anglais) est un beurre débarrassé de son eau, de son lactose (il en reste toujours un peu dans le beurre) et de ses protéines (le beurre contient un peu de caséine et de whey du lactosérum). Peu utilisé en France, il sert couramment en Inde, en Afrique du Nord, etc.

Mais au fait, ça sert à quoi de clarifier son beurre ? D’abord le ghee est un beurre absolument sans lactose ni caséine. Ça intéresse les intolérants. Et ils sont très nombreux. C’est un beurre qui se conserve plus longtemps (même en dehors du frigo) et ne fume pas à la cuisson : il y acquiert même un arôme de noisette très agréable.

Le beurre contient beaucoup d’acide butyrique (c’est peut-être à lui que l’on doit cet arôme délicat). C’est un acide gras très court qui est utilisé par notre flore comme carburant. En particulier la flore du colon. Pour cela il est même utilisé en lavements. L’acide butyrique est réputé modifier notre flore pour calmer les dysbioses. Une des conséquences est sa réputation dans la prévention des désordres métaboliques, dont l’obésité en premier lieu. Dans notre organisme, les cellules l’utilisent dans la chaine énergétique mitochondriale. C’est un nutriment essentiel pour notre organisme.

En conclusion, préférons un beurre issu de vaches nourries dans les près, à l’herbe. Sa richesse en vitamines (vitamines liposolubles bien sûr : A, D, K et E) est meilleure. Ce n’est pas son seul avantage…

Par contre les vaches nourries au grain font un lait et un beurre appauvris, à la proportion d’acides gras pro-inflammatoires majorée (oméga-6), et plein de composants anti-nutritionnels.

Nourrir des animaux de cette façon c’est ne pas respecter leur physiologie : pas étonnant après de voir que ces vaches sont l’objet de traitements médicamenteux divers et variés beaucoup trop intensifs. Elles ne supportent pas ou mal cette alimentation qui n’est pas la leur. On entre dans la subtilité de l’industrie productiviste qui fait fi de notre santé : seule la quantité et le rendement économique importent. Pas étonnant de retrouver des résidus ou des produits dénaturés source d’allergies et d’intolérance, dans les produits qui en découlent… Notre corps paiera l’addition…

Trouvaille gastronomique de ces dernières années, les beurres enrichis aux herbes aromatiques fleurissent à la table des restaurants huppés. Origan, cannelle, romarin, sauge, thym et même fruits rouges sont mêlés à du beurre, formant une pâte à tartiner du meilleur goût ! Sur un bon pain croustillant, quel délice !