Au petit déjeuner, de temps à autres, charcuterie, œuf, œuf-bacon, charcuterie pourra changer nos habitudes.
Nous nous mettrons ainsi aux goûts de l’Europe du Nord et des Anglo-Saxons qui mangent jambon, bacon ou saucisses au petit déjeuner. Et nous ne ferons finalement que retrouver les habitudes paysannes françaises d’autrefois où l’on prenait un œuf et mettait du lard dans la soupe du matin !

À midi, la viande sera bien digérée. A ce moment nos enzymes pourront s’en occuper car ils sont en pleine forme en milieu de journée.
Quelle viande ? nous devons varier : pas question par exemple de manger tous les jours une entrecôte (qui est parmi les viandes les plus grasses : nous allons voir que cela peut être problématique pour notre santé), mais si nous alternons viandes blanches, volailles et viandes rouges à midi, pas de problème.

Attention : n’oublions pas pour autant les poissons, les œufs, les légumes secs, les céréales…

Attention surtout à la qualité des viandes, car les viandes issues d’élevages industriels où les animaux sont « engraissés » artificiellement sont beaucoup plus grasses que les viandes « fermières ». La plupart des viandes que l’on achète conditionnées en grandes surfaces sont des viandes provenant d’élevages industriels. Quand ce n’est pas le cas, c’est presque toujours précisé sur l’emballage.

L’idéal serait d’acheter vos viandes chez un artisan boucher qui mettra un point d’honneur à vous faire découvrir les saveurs de la bonne viande qu’il achète à des fournisseurs dont il connaît les méthodes d’élevage.

Méthodes d’élevage : toute la qualité de la viande est là ! Et votre santé aussi !

Au-delà de la distinction industrielle/fermière, une autre distinction est à remarquer : celle entre animaux nourris aux grains (tourteaux) et celle nourrie à l’herbe.
Ces deux distinctions n’ont pas forcément les mêmes frontières.
Des « industriels » nourrissent leurs bêtes à l’herbe (ce qui est rare car cher), et, par contre, de nombreux fermiers n’ont pas compris où se trouvait la qualité nutritionnelle et pour des raisons essentiellement économiques, nourrissent leurs bêtes aux tourteaux (quand ce n’est pas à l’aliment industriel au soja OGM…).

L’idéal : une viande fermière nourrie à l’herbe. Ce sera une viande non-inflammatoire car riche en oméga-3, acide linoléïque conjugué naturel, vitamines, minéraux, anti-oxydants… Ce sera une viande « végétalisée ». C’est ce qu’il nous faut. Exactement ce qu’il nous faut.

Les ruminants ne sont pas faits pour manger autre chose que l’herbe des près. C’est leur chaîne alimentaire.

Et nous, nous sommes faits pour manger de la viande « végétalisée » à l’herbe, pas élevée au grain.

Viande au grain : surtout pas tous les jours et pas toute l’année. En hiver, il est normal de manger moins d’oméga-3 : il y a un cycle naturel avec un creux hivernal. Donc au grain en hiver, c’est envisageable. Mais le reste du temps, viande « végétalisée » à l’herbe !

Truc : les industriels ont bien compris notre besoin d’oméga-3. Une filière enrichissant les tourteaux en huile de lin (riche en oméga-3) a pris corps : c’est la filière Bleu-Blanc-Cœur. On trouve leurs produits dans les supermarchés. Ils sont plus chers… Même si c’est moins bien que le « fermier à l’herbe », c’est bien mieux que « l’industriel aux tourteaux purs » !

Dernière chose : beaucoup de personnes souffrent des articulations : arthrose, rhumatismes… Une solution nutritionnelle se trouve dans le collagène, les tissus conjonctifs, la gélatine. Ces produits, par ce que jugés « non nobles » ont été écartés de notre alimentation.
En fait ils sont très riches en Proline et d’autres nutriments que l’on nous vend très cher sous forme de compléments alimentaires pour les douleurs articulaires ou… pour les rides (élastine, acide hyaluronique…) ! On a tout intérêt à ne pas les rejeter ! Et en plus, collagène, tissus conjonctifs et gélatine sont bon pour notre colon : il apportent des nutriment à notre flore colique (acide butyrique…) !