Faire nos courses ne doit pas devenir une épreuve épuisante pour le moral.

Il n’y a pas écrit « interdit » sur tout, loin de là.

Loin des rumeurs ou légendes urbaines concernant les aliments, il faut que nous apprenions que si nous pouvons manger de tout, il n’est pas forcément opportun de manger n’importe quoi.

Nous avons des préjugés hérités de croyances alimentaires anciennes ou de nos précédents régimes, qui vont nous faire précipiter sur des aliments que nous croyons forcément « bons » pour notre santé ou notre minceur.

Nous allons, par contre, fuir comme la peste des aliments que nous croyons « mauvais » pour nous.

Tout ceci demande une légère mise au point : il est plus facile de « bien » se nourrir que nous ne l’imaginions.

Deux grands principes : du vrai et du frais

Les aliments industriels, par leur mode de préparation qui implique des procédés de cuisson, de stérilisation ou de conservation, font perdre aux aliments « de base » une partie de leurs valeurs nutritives ou les transforment en des nutriments qui les dénaturent.

Si on ajoute à cela les additifs et liants qui se glissent dans leur composition, il devient très difficile de savoir ce que l’on mange vraiment.

Et ce n’est pas la lecture, en lettres minuscules, de formules aussi incompréhensibles qu’imprécises qui nous renseignera beaucoup plus.
Pour faire simple et sain, limitons-nous autant que possible aux aliments « bruts » de préparation.

Nous contrôlerons mieux ce que nous mangeons et nous redécouvrirons les saveurs authentiques.

Si nous en avons la possibilité, essayons d’acheter le jour même ce dont nous avons besoin.

Les viandes et poissons gardent peu de temps leur précieux et fragile tryptophane, les légumes et fruits perdent leurs vitamines si on les laisse attendre trop longtemps.

Les surgelés ne sont une solution que pour ceux ou celles qui ne disposent pas d’un marché ou d’un marchand de primeurs à proximité ou qui n’ont pas beaucoup de temps au retour du bureau.

Sachons que le temps de préparation est à peu près celui qui est nécessaire pour que notre cerveau, stimulé par la vue des aliments, mettra pour déclencher les mécanismes de satiété.

Nous aurons moins faim au moment de passer à table.

Et, si c’est le soir, comme notre goûter aura commencé son rôle coupe-faim, nous pourrons patienter !

Pour mener sans frustration et sans erreur notre plan alimentaire, il faut savoir faire notre marché en suivant nos envies et les saisons.
Mais il ne faut pas non plus que cela soit un casse-tête.

Il n’y a pas de « bons » et de « mauvais » aliments naturels. Mais tous ne conviennent pas à notre santé et minceur.

Ils ne sont pas tabous pour autant : entre ceux que nous croyions « bons » et qui ne le sont pas ou pas toujours selon les heures, et ceux que nous croyions « mauvais » mais que nous pouvons parfaitement consommer sans panique, il y a de saines révisions à faire.

C’est tout l’intérêt de la chronobotanique !