Les céréales (graines à sucres), les lentilles (graines à protéines) et les fruits à coque (graines à huile ou oléagineuses : amandes, noisettes, noix…) sont sous-consommées depuis des lustres.

Ce sont des concentrés d’énergie qui étaient autrefois la base alimentaire des classes pauvres.

Avec l’élévation du niveau de vie de l’ère industrielle, en particulier depuis le début du 20ème siècle, ces classes se sont enrichies.
Et ont voulu, pour leur image, se défaire de leurs anciennes habitudes de vie et de consommation.
C’est ainsi qu’elles ont abandonnées les lentilles : moins de 300 grammes par mois en moyenne au lieu de 1 à 1.5 kg 100 ans auparavant…

Considérés sous l’aspect des critères de durabilité, ces trois variétés de graines sont aujourd’hui sous-consommées.
Et pourtant leurs avantages étaient énormes : faciles à conserver sur le long terme, peu onéreuses (accessibles à tous), satiétogènes et rassasiantes, riches en fibres, riches en énergie, riches en microéléments (minéraux, vitamines), excellentes sources de sucres à bas index glycémique ou sucres lents (les lentilles en particulier : moins de 30/100 alors que les pâtes ont un indice d’environ 70/100 !).

Le trempage pendant quelques heures (12 heures, soit une nuit par exemple) réactive la graine. Les enzymes se remettent en action et contribuent à détruire en partie les facteurs antinutritionnels (les fameux poisons) : acide phytique, tanins qui bloquent l’absorption des minéraux.

En conclusion, ces trois graines ont toutes les vertus nutritionnelles possibles. De plus ces trois groupes remplissent le plus facilement tous les critères de durabilité.

Et parmi ces trois groupes, les lentilles émergent encore.

Pourquoi ?
Car elles n’ont pas besoin d’engrais azoté grâce aux nodules et au rhizobium racinaires.
Elles fixent l’azote atmosphérique et l’incorpore dans le sol : il devient organique.

La Lentille du Puy est un super-aliment durable : la lentille, c’est veggie !