À l’opposé du jeûne « rusé », il y a le repas « pirate ».

Le repas pirate est un repas « hors normes ».

En fait il ne suit aucune loi physiologique et vient selon l’occasion, satisfaire une envie où s’adapter à des conventions sociales (repas de fête, soirée fondue, trippes matinales, apéro prolongé, etc.).

Le repas pirate vient casser le ronron, la monotonie…

En termes scientifiques ont dit qu’il vient éviter que des gènes de disette ne s’expriment.

Le rôle du repas pirate est, comme pour le jeûne intermittent, de casser une monotonie et de garder une stimulation de tous nos garde-fous physiologiques vis-à-vis de notre alimentation.

Les exemples les plus criants de la monotonie alimentaire et de ses effets pervers sont : le régime hypocalorique, les régimes déséquilibrés et les périodes de jeunes trop prolongés.

Le problème ne survient pas pendant les régimes ou les jeunes prolongés mais à la sortie, lors du retour à la vraie vie.

C’est ce qu’on appelle vulgairement l’effet yo-yo. L’organisme a tellement été mis à l’épreuve que lors du retour à la vraie vie, ayant souffert (parfois sans que l’on s’en rende compte), il se prémunit et a tendance à surstocker exagérément.

Rappelons-nous les tableaux de Brueghel l’Ancien : à des périodes de famine, on y voit se succéder des périodes de surabondance.

C’est tout de suite repérable à la forme des silhouettes…

Pour éviter ressembler à des personnages de Brueghel, de temps en temps faisons un repas pirate et un jeûne « rusé » !