En chronobotanique, ce que nous entendons par jeûne n’est pas la longue période d’abstinence de repas tel qu’on la décrit en matière de religion (jeûne de quarante jours) ou de façon thérapeutique (jeûne pour se soigner).

Ces longues périodes ne concernent pas la physiologie de tous les jours, mais ce qui est sûr c’est qu’elles ne sont pas dénuées d’intérêt : des preuves sont en train de s’accumuler. Il semblerait que des périodes de jeunes de plus d’une semaine, conduites en milieu spécialisé, apportent des bienfaits pour combattre des maladies aussi diverses que des troubles mentaux, des cancers ou des maladies métaboliques.

Ici nous ne voulons parler que du jeûne « rusé », celui qualifié aussi « d’intermittent ».
C’est un jeûne de courte durée qui peut consister dans sa version la plus concise à sauter un repas.

En général on admet qu’une durée comprise entre 16 et 24 heures (voire 36 heures quelquefois) entre deux repas consécutifs peut être qualifiée de jeûne intermittent. Au-delà de 36 heures on rentre dans une période de jeûne intermédiaire dont les motivations scientifiques, les impacts psychologiques et les résultats sont encore peu connus et peu justifiés scientifiquement.

Quand il y a jeûne, il y a mis en place par l’organisme de tout un tas de systèmes d’économie et de gestion, il y a stimulation. C’est pour ces raisons qu’il se passe quelque chose !

Un jeune intermittent inférieur à 24/36 heures selon une fréquence comprise entre une fois par semaine à une fois par mois, est suffisant pour apporter cette stimulation et empêcher l’organisme de tomber dans un ronron qui risque de le mettre en défaut si une perturbation nutritionnelle ou un décalage horaire survient.

L’organisme déclenche des mécanismes d’épargne ou utilise des voies métaboliques différentes pendant quelques heures qui, pense-t-on, le gardent en forme !
Et l’empêchent de vieillir prématurément. Du moins en l’absence de preuves scientifiques que l’on n’aura peut-être jamais, c’est ce qu’on pense avec une certaine logique.

Le repas « pirate » repose lui sur des bases scientifiques plus développées : l’expression des gènes de disette.

Peut-être ces gènes sont-ils aussi impliqués dans le succès du jeûne « rusé » ?