La consommation de fructose est-elle nuisible ou non ?

En raison de grandes différences dans son devenir métabolique dans notre corps par rapport au glucose, le fructose a souvent été présenté comme bénéfique pour le régime alimentaire des diabétiques.

Cependant, son utilisation industrielle croissante en tant qu’édulcorant, en particulier dans les boissons gazeuses et les gâteaux, a attiré l’attention sur sa nocivité potentielle, pouvant entraîner une dyslipidémie, une obésité, une résistance à l’insuline, un syndrome métabolique et même un diabète.

De nombreuses nouvelles données ont été publiées au cours des dernières années, confirmant l’effet lipogène (créateur de gras) du fructose ainsi que des risques de dysfonctionnement vasculaire et d’hypertension.

Le fructose exerce divers effets directs dans le foie, affectant à la fois les hépatocytes et les cellules de Kupffer et entraînant une hépatite stéatosique non alcoolique (NASH des anglophones), un précurseur bien connu du syndrome métabolique.

Les anomalies métaboliques hépatiques sous-tendent les troubles métaboliques et vasculaires périphériques indirects, pour lesquels l’acide urique est probablement le coupable (aujourd’hui les crises de goutte sont plus souvent dues à un excès de fructose qu’autre chose !).

Néanmoins, il existe des réserves majeures (espèces, sexe, source de fructose, protocoles d’étude) qui peuvent nuancer toute conclusion ferme.

De nouvelles études prenant en compte ces facteurs de confusion devraient être entreprises afin de déterminer si le régime riche en fructose est nocif.

Pour le moment, en dehors des fruits et du miel, la prudence s’impose.