Tous nos grands comportements fondamentaux et en particulier pour nous, ceux qui règlent la faim, sont sous la dépendance du rythme d’une horloge centrale qui s’ajuste sur le rythme jour/nuit.

Des horloges secondaires règlent le déroulement des différentes fonctions physiologiques.

Pour leur accomplissement, l’alimentation ajuste les effets des synchroniseurs qui vont harmoniser leur bon déroulement et permettre une adaptation de nos apports en nutriments aux exacts besoins de l’organisme.

En réglant sur notre horloge interne la prise des aliments, on régule notre appétit et on facilite l’assimilation optimale des nutriments. On évite ainsi les stockages inutiles.

En apportant à l’organisme les compléments alimentaires qui réveillent les rythmes déboussolés par la prise de certains aliments à des heures inadéquates, on « re-synchronise » l’organisme et l’on évite les stockages superflus responsables de la prise de poids.

Dans notre corps, notre horloge physiologique interne règle la sécrétion de cortisol sur un rythme de quatre pics diurnes :
– Un pic majeur vers 8h du matin,
– Un pic légèrement moins intense à midi,
– Deux autres pics encore légèrement plus faibles à 17h30 et 21h.

Ces sécrétions de cortisol correspondent, en l’absence de tout apport alimentaire, aux attentes spécifiques de notre organisme au cours de la journée. Il s’agira d’en tenir compte et d’ « épouser » son rythme en faisant quatre repas.

C’est la production de cortisol qui déclenche les mécanismes de libération de glucose à partir de ses stocks de réserve. Cette libération suit les « pics » de production du cortisol.

Pour que l’organisme « tourne » à son rythme, il ne faut pas contrarier le rythme du cortisol.

Le jour, il faut « caler » nos rythmes d’ingestion alimentaire sur nos rythmes de production naturels pour permettre un fonctionnement optimal des fonctions métaboliques et énergétiques cellulaires.

La nuit, il ne faut rien faire qui stimule la production de cortisol afin que les fonctions biologiques naturelles nocturnes, parmi lesquelles le sommeil, le renouvellement et la multiplication des cellules, puissent se dérouler sans encombre. Le stress nocturne est donc à éviter car il provoque une sécrétion de cortisol. Les cauchemars provoquent une sécrétion de cortisol : c’est un stress !

Les stress répétés provoquent une production accrue de cortisol qui entraîne une suractivité diurne et un sommeil perturbé. Le stress continu efface les pics puis tarit les sécrétions de cortisol avec pour conséquence l’épuisement chronique jusqu’au « burn out ». Le stress induit une sensibilité aux maladies, freine la croissance des enfants, expose aux fringales et à la prise de poids.

Les méthodes qui combattent le stress, comme la relaxation, le yoga, les psychothérapies, le sport à dose raisonnable, sont des moyens complémentaires de prévention de la fatigue et des prises de poids liées à un dysfonctionnement de la sécrétion en cortisol.