Plus une alimentation s’éloigne de nos besoins physiologiques, plus il faut être vigilant et la compléter.

Il n’y a pas de différence fondamentale entre les aliments selon leur origine. La différence que certains affirment voir entre les aliments d’origine végétale et ceux d’origine animale est totalement subjective d’un point de vue scientifique. Cette différence est donc non scientifique.

Tous les aliments sont « fabriqués » à partir des mêmes atomes !

Après, chaque organisme (animal ou végétal) métabolise ses sources alimentaires avec plus ou moins de facilités. Des atomes on passe aux molécules. Ces molécules sont de plus en plus complexes pour être synthétisées. Les êtres vivants s’entraident ! Certains fabriquent des molécules dont les autres ont besoin mais ne savent pas ou plus ou pas assez synthétiser. C’est le cas des vitamines mais aussi de certains acides gras (oméga-3…), de certains peptides (petites protéines), etc.

C’est l’histoire de la chaine alimentaire qui est souvent bien oubliée !

La chaîne alimentaire, c’est l’histoire d’une relation entre 3 catégories d’êtres vivants.

Les premiers sont les producteurs. Ce sont souvent des végétaux, ou dans l’océan, le phytoplancton ou des organismes unicellulaires comme des bactéries.
Les seconds sont les consommateurs : les herbivores, les carnivores primaires (qui se nourrissent d’espèces herbivores) et les carnivores secondaires (qui se nourrissent de carnivores primaires).
Puis les troisièmes sont les décomposeurs. On y trouve les champignons et les bactéries : ils dégradent la matière organique générée par les deux autres catégories.

Et cela forme un cycle ou écosystème. Il y a échange d’atomes t de molécules entre tous les niveaux de la chaine. C’est très complexe car chacun dépend des autres pour assurer sa nourriture.

L’homme est au cœur d’une chaine alimentaire, bien sûr, et cette chaine est particulièrement complexe dans son cas : il n’est pas interdit de penser d’ailleurs qu’il y a une relation entre la complexité de sa chaine alimentaire et son niveau de développement. Il est à la fois en haut et au milieu des chaines alimentaires qui l’environnent.

Toute écologie durable (ces deux mots juxtaposés forment un pléonasme mais ils sont tellement galvaudés…) doit assurer cette diversité d’approvisionnement pour l’homme. Donc elle doit entretenir toutes les chaines alimentaires existantes puisque l’homme a besoin, peu ou prou, de toutes.

A l’inverse, se priver volontairement de catégories de nourritures, c’est s’isoler de certaines chaines alimentaires. Ce peut être pour des raisons économiques, morales, éthiques, religieuses, politiques… mais en aucun cas physiologiques.

L’homme est le résultat évolutif d’un melting-pot alimentaire unique.

L’industrialisation alimentaire altère cette chaine : l’artificiel ne vaut jamais le naturel en matière de nutriments. Pour survivre correctement, l’homme doit se complémenter pour reconstituer son alimentation physiologique naturelle qui a fait ce qu’il est aujourd’hui.
De même et à des degrés divers, végétarisme, végétalisme, véganisme, etc. doivent bénéficier de compléments nutritionnels adaptés pour éviter à terme les décompensations de l’organisme.

Nous avons une très grande souplesse adaptative en matière de nutrition : c’est ce qui fait que nous sommes toujours là ! Mais cette souplesse a des limites qui se traduisent par les troubles du fonctionnement que sont les maladies. Quand une population humaine est de plus en plus atteinte de troubles de santé, c’est que son alimentation pose problème.

La meilleure prévention passe par une alimentation qualitative. Mais il y a aussi la quantité et, c’est fondamental pour la chronobotanique, il faut ajouter le moment de la prise d’aliments.

La diversité de nos systèmes immunitaires type HLA est la garantie de la survie de notre espèce, quelle que soient les circonstances. Par exemple, même en cas de catastrophe nucléaire majeure, des humains arriveront à survivre grâce à cette adaptabilité génétique. C’est pour cela que nous sommes tous différents quelque part !

Oui mais, si cette adaptabilité est fragilisée par une alimentation inadéquate à notre physiologie, le nombre de survivants sera diminué !
Conclusion : choisissons l’alimentation que l’on veut mais respectons notre physiologie en la complémentant. C’est ce qu’ont bien compris les végans par exemple, qui n’hésitent pas à prendre des comprimés de vitamine B 12 pour compenser la carence de leurs sources alimentaires.

Probiotiques, magnésium, oméga-3, nutriments végétalisés et acides aminés essentiels sont les maillons faibles de notre chaine alimentaire industrielle actuelle.