Je me réjouissais d’avoir une amie bien en chair par rapport à moi qui suis pourtant un peu charnue. J’avais l’impression d’avoir une taille mannequin lorsque nous étions côte à côte.

Malheureusement depuis quelques semaines elle suit un régime et je dois dire qu’à mon grand désespoir elle a minci. Elle mange des choux cuits à l’eau et de la salade.

Au fur et à mesure que ses kilos disparaissent elle change sa garde-robe afin d’avoir des vêtements qui mettent en valeur sa nouvelle silhouette. Elle m’a d’abord trainée dans les boutiques pour acheter des vestes cintrées, aujourd’hui on en est aux pantalons moulants prélude aux shorts et aux petits hauts ajustés…

Mais depuis quelques jours je lui trouve la mine chagrine, elle a des sautes d’humeur et détourne ostensiblement le regard lorsque nous approchons d’un magasin d’où s’échappe une odeur de nourriture ; j’ai même surpris son regard désespéré alors que nous passions devant une pâtisserie.

Elle a même refusé d’aller au restaurant avec un garçon plutôt mieux que ceux qu’elle fréquente lorsqu’elle peut.

Si un temps j’ai presque eu envie de faire comme elle, je comprends bien que je ne tiendrai pas longtemps ; j’aime trop les bonnes choses et puis je n’ai pas envie d’être de mauvaise humeur. En plus il n’est pas nécessaire d’être devin pour savoir qu’un jour, sans doute prochain, elle craquera et que son corps ayant bien trop peur qu’elle lui inflige une nouvelle punition sous forme de régime se dépêchera de stocker tout ce qu’elle avalera. Parce qu’un corps ça a de la mémoire ! Ce sera la double peine : la minceur ne dure qu’un temps limité et en plus dans la privation, ensuite on est encore plus gros qu’avant.

Un peu désespérant n’est pas ?

Réduire son apport alimentaire à quelques légumes n’est pas la bonne solution.

Feuilles de chou et de salade ne sont pas des protéines, or ce sont elles qui apportent des acides aminés précurseurs des neuromédiateurs qui gèrent la motivation, l’humeur et la sensation de satiété. Certains sont stockés par notre organisme, pour d’autres il n’y a pas de réserves : c’est le cas du tryptophane à partir duquel va se faire la synthèse d’un médiateur qui joue le rôle de régulateur de la faim : la sérotonine. Régulateur de la faim… et de la bonne humeur !

Le tryptophane présent dans la viande, le poisson, les œufs, les produits laitiers, les féculents et les légumes secs, est utilisé en priorité par l’intestin pour faire la synthèse de la sérotonine ; le stress perturbe cette production, il faut alors apporter plus de tryptophane car son déficit implique un déficit en sérotonine déclenchant une envie irrépressible de sucre et, cerise sur le gâteau, la sérotonine régit notre humeur et notre sommeil.

Mieux vaut donc manger régulièrement et au bon moment des aliments contenant des protéines : il faut savoir qu’ils n’ont pas tous le même effet rassasiant et on aura plus vite faim en mangeant du poisson que de la viande.

Et plutôt que d’avaler uniquement de la salade et du chou mieux vaut boire des tisanes bio contenant des actifs alcalinisants et détoxifiants comme la tisane « Jardin bucolique » de la Compagnie Royale des Indes Orientales qui associe l’ortie et le frêne, deux plantes qui aident notre corps à éliminer.